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Politique Publié

Justice : Le maire de Rabat défend son honneur à la veille de sa comparution devant la BNPJ

La mise à l’écart du maire de Rabat de la liste des invités VIP pour la prière du vendredi 8 avril, en présence du roi Mohammed VI était de mauvaise augure pour Mohamed Seddiki. Demain, il doit comparaitre devant la BNPJ.

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Mohamed Seddiki, maire de Rabat / DR

De nouveaux rebondissements dans l’affaire du maire de Rabat. Demain, Mohamed Seddiki sera auditionné au siège casablancais de la Brigade nationale de la police judiciaire. Cela fait suite à la plainte déposée à son encontre par l’agent judiciaire du royaume sur les conditions "opaques", selon l'opposition, de sa mise à la retraite en 2012 par la société française REDAL, pour cause de maladie.

A la veille de ce passage, le PJD a choisi de défendre l’honneur de son militant. Le parti a organisé ce dimanche, un point en presse en présence de l’intéressé. Seddiki a indiqué que son départ de REDAL s’inscrivait dans le cadre d’une opération de «Départ volontaire lancée en 2012 au profit de 90 salariés».

«Une affaire politique», accuse le PJD

Le maire de la capitale a assuré qu’il ne souffre d’aucune maladie mentale, comme l’accuse les élus du PAM au conseil communal de Rabat. En revanche, il n’a point abordé, lors de sa conférence de presse, ses «problèmes vasculaires» à l’origine de sa mise à la retraite en 2012 en échange d’un chèque de 500 mille dh. Il n'a pas évoqué non plus la villa appartenant à l’entreprise française dont il continue de bénéficier.

Pour Mohamed Zouiten, le secrétaire régional de la Lampe à Rabat, le «dossier est hautement politique», accusant au passage le PAM, sans le citer nommément, d’avoir orchestré toute l’opération, rapporte le site d’actualité du PJD. Le député du PJD s’est dit, par ailleurs, «surpris du timing» de la convocation de Seddiki à comparaitre devant la BNPJ.

Le maire a également tiré à boulets rouges sur les «forces de contrôle» qui «perturbent l’action du conseil» de Rabat. Là aussi, il s’est gardé de pointer du doigt la responsabilité des élus du Tracteur.

Le PJD s’est préparé à la révocation de Seddiki

Seddiki sera-t-il destitué par le ministère de l’Intérieur comme ses «frères» Boubker Belkora et Moh Rejadali, démis de leurs fonctions à la tête des conseils communaux de Meknès et Témara, en 2009 ? Une option à laquelle le PJD s’est déjà préparée. Le maire a délégué à ses alliés, les conseillers du RNI et du MP, d’importants services à la mairie, notamment ceux aux budgets conséquents. Un «cadeau» qui n’est pas dénué de calcul politique. Mais sera-t-il suffisant pour gagner leur "loyauté"?

Le PJD parie, ainsi, sur le soutien des élus de la Colombe et de l’Epi à la candidature d’un autre membre de la Lampe. Mohamed Réda Benkhladoune, député et président de la commune Agdal, est pressenti pour succéder à Seddiki.

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