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Grand Angle

Côte d’Ivoire : Une équipe marocaine va participer à l’enquête sur l’attaque revendiquée par AQMI

Suite à l’attaque d'une station balnéaire près d'Abidjan, revendiquée par AQMI, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a accepté la proposition de Mohammed VI d’envoyer une équipe du Bureau central d'investigation judiciaire pour enquêter sur place. Le Maroc tient à aider l’un de ses principaux partenaires politiques et économiques de la région. Les services de renseignement appuient désormais le retour du Maroc sur la scène africaine.

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Photo : AFP/ISSOUF SANOGO
Temps de lecture: 2'

Après l’Europe, les services de renseignement marocains s’attaquent aux actes terroristes commis par des groupes radicaux sur le continent africain. La Côte d’Ivoire constituera la première étape de cette nouvelle stratégie. Hier soir, le président Alassane Ouattara a accepté, indique le cabinet royal dans un communiqué, la proposition du roi Mohammed VI d’envoyer une équipe du Bureau central d'investigation judiciaire (BCIJ). Elle participera à l’enquête sur la fusillade survenue, dimanche 13 mars, dans la station balnéaire Grand-Bassam, près d'Abidjan.

L’attaque a été revendiquée par Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et entre dans le cadre de sa nouvelle guerre non encore déclarée contre Daesh et son allié Boko Haram visant à élargir la zone de frappe. Elle dépasse désormais les territoires du Sahel pour s’en prendre aux Etats d’Afrique de l’Ouest lors d’opérations rapides et meurtrières. Ces attentats sont destinés à faire le maximum de victimes parmi les ressortissants européens. Ainsi, après le Burkina Faso en janvier dernier, les hommes d’Abdelmalek Droukdel ciblent cette fois la Côte d’Ivoire.

La collaboration sécuritaire pour un retour du Maroc sur la scène africaine

Le Maroc se doit de soutenir l’un de ses principaux partenaires de la région. La proposition royale d’aider les autorités ivoiriennes est logique. Il s’agit d’une nouvelle preuve de la solidité de l’axe Rabat-Yamoussoukro sur le continent africain. Ce sera également l’occasion pour le savoir-faire marocain en matière de renseignement de faire ses preuves en Afrique.

Les différents services de sécurité du royaume devraient jouer un rôle clé grâce aux différentes informations qu’ils possèdent sur AQMI, principale point faible de la Côté d’Ivoire. Le pays, dont la stabilité demeure fragile après dix années de guerre civile, n’est d’ailleurs pas habitué à faire face à la menace de groupes islamistes.

L’envoi d’une équipe du BCIJ en Côte d’Ivoire participe aussi à la stratégie du royaume sur la scène africaine. Ce nouveau levier entre les mains des responsables marocains vient s’ajouter aux investissements économiques et aux liens religieux. Et cette implication est appelée à s’intensifier, notamment en Afrique de l’Ouest où AQMI et Daesh se livrent, depuis plusieurs mois, à une féroce lutte d’influence.

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