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Politique Publié

Menace de blocage du projet de réforme des retraites à la Chambre des conseillers

Le projet de loi sur la réforme des retraites est menacé de blocage à la Chambre des conseillers. A la commission des Finances, les groupes du PAM, USFP et Istiqlal ont demandé le report de l’examen du texte du gouvernement. Abdelilah Benkirane fait face à plusieurs entraves risquant d’enrayer le processus d'adoption de la réforme des retraites.

Temps de lecture: 2'
Abdelilah Benkirane à la Chambre des conseillers / DR

Presque un mois après son adoption en conseil de gouvernement, le projet de loi relatif à la réforme des régimes de retraites n’est toujours pas examiné à la Chambre des conseillers. A la commission des Finances, les groupes du PAM, Istiqlal et USFP ne semblent guère pressés pour entamer le débat autour de ce texte. Ils ont même introduit une demande de report.

Une initiative, expliquent-ils, destinée à accorder du temps aux centrales syndicales et au cabinet Benkirane pour trouver un compromis sur cette question, même si le fossé des divergences séparant les deux parties demeure abyssal. En témoigne, l’échec de la réunion du vendredi 29 janvier entre le chef du gouvernement et les représentants de l’UMT, CDT, UGTM et FDT. Chacun des protagonistes campant sur ses positions et personne ne semble vouloir faire la moindre concession.

Pression sur Benkirane

La demande du report est une manœuvre pour retarder au maximum le processus de la validation du projet à la Chambre haute du parlement. C’est la principale arme que possèdent les partis de l’opposition. D’autant que «tous les projets de loi relatifs notamment aux Collectivités territoriales, au développement régional et aux affaires sociales sont déposés en priorité sur le bureau de la Chambre des Conseillers», indique l’article 78 de la Constitution. Une aubaine pour les formations de l’opposition et leurs relais syndicaux pour faire pression sur l’exécutif en vue de modérer ses positions sur ce le dossier sensible de la réforme des retraites.

La marge de manœuvre de Benkirane semble désormais réduite car le parlement est souverain et ne reçoit pas d’ordre de l’exécutif. Par ailleurs en plus de la contrainte constitutionnelle, le PJDiste doit faire face à l’absence de majorité de son gouvernement au sein de la 2ème Chambre. A cela s’ajoute les vacances parlementaires qui débuteront la semaine prochaine. Autant d’entraves à l'adoption de la réforme de la Caisse marocaine des retraites (celle des fonctionnaires) telle que voulu par le gouvernement, qui souhaitait son application dès le 1er janvier 2017.

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Voilà les anti-Maroc en action.
Auteur : fora
Date : le 04 février 2016 à 18h41
Ces conseillers du pam, de l'istiqlal et de l'usfp vont à l'encontre des intérêts du Maroc car la réforme des retraites est une nécessité. C'est vraiment se tirer une balle contre le pied.Benkirane ne doit pas céder et aller au plus vite dans cette réforme capitale.
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