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Politique Publié

Travail domestique au Maroc : La majorité parlementaire maintient l’emploi des mineures

Le projet de loi sur le travail domestique adopté par le gouvernement en mars 2013 est sur le point de voir le bout du tunnel. La majorité au parlement a présenté des amendements mais sans interdire le travail des mineures.

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Faisant fi des avis du Conseil national des droits de l'Homme et du Conseil économique social et environnemental, la majorité à la Chambre des représentants s’achemine vers une adoption à minima du projet de loi 19-12 relatif aux conditions d’emploi des domestiques. Sur le texte qui devra être voté dans les prochaines semaines, le travail des mineures n’y est pas proscrit, comme avaient appelé de leurs vœux des ONG marocaines et internationales.

En vue d’atténuer les vives critiques d’une partie de l'opinion publique, les députés des quatre partis du gouvernement ont introduit quelques amendements visant à réglementer un secteur anarchique. Ils ont  conditionné l’autorisation des bonnes de 16 et 17 ans d'exercer dans les maisons par le consentement par écrit et dûment légalisé à l’arrondissement de leurs parents ou tuteurs. Une mesure qui ne fait qu'effleurer une réalité plus crue, puisque ce sont les petites mineures de 8 à 12 ans qui sont les plus demandées par les employeurs au Maroc.

Un chapelet de bonnes intentions

Les élus de la majorité ont également exigé que le «contrat d’emploi», conclu entre le tuteur de la bonne et son employeur, doit impérativement comprendre une clause sur «une durée de deux ans minimum de formation et de qualification» au profit de la domestique.  

Et ce n’est pas tout, ils ont enjoint aux employeurs de se charger des frais d’un examen médical semestriel que les employés entre 16 et 17 ans doivent passer. Les maisons dans lesquelles travaillent ces filles feront par ailleurs l’objet d’une inspection du ministère de tutelle par ses services d’assistance sociale. Les députés du PJD, RNI, MP et PPS ont demandé d’interdire le travail des domestiques mineures pendant la nuit ou de porter des objets lourds. Mais qui sera l'organisme habilité à s'assurer du respect des engagements des employeurs ? La question reste posée.

Le maintien de l’emploi des mineures dans le texte pourrait valoir au Maroc des critiques de l’Organisation Internationale de Travail. Un maintien qui est d’ailleurs contraire à deux conventions de l’OIT. La première porte le n°182 sur les pires formes de travail des enfants signée en 1999 et que le royaume avait ratifié le 26 janvier 2001. Et la deuxième, n° 138 adoptée en 1973 sur l’âge minimum d’admission à l’emploi et au travail, ratifié par le Maroc le 6 janvier 2000.

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Juge et partie
Auteur : UnChamali
Date : le 25 janvier 2016 à 18h01
Normal, quand ceux qui sont censés voter les lois d'émancipations, sont justement les esclavagistes....

Comment demander à un de ces hauts fonctionnaires Marocains, habitué à maltraiter lui et son épouse les enfants des familles démunis, d'accepter de voter une loi qui va à l'encontre de ce qu'il considère être son intérêt.

Faire nettoyer ses toilettes de les chambres de ses enfants gâtés, par un de ceux dont les parents n'ont pas de compte en banque ne le choque aucunement. Aucune raison pour lui de s'émouvoir de ce mineur forcément inférieur puisque désargenté......C'est déjà un si lourd sacrifice pour lui que de ne plus le violer, le brûler, ou le châtier corporellement car l'opinion publique ne l'acceptant plus.

Mais tant que la majorité silencieuse des Marocain acceptera que tant de personne soumises au point de perdre toute dignité en vendant le travail de ses enfants, ceci continuera malheureusement.
Nous voilà humains de l'an 2016, à l'ère des robots et d'internet, à refuser d'abolir le travail des enfants des pauvres, chose que même les singes n'autorisent pas.

Que ceux qui en ont les moyens de ne pas faire leur lit eux même, rémunèrent des adultes avec contrat de travail, et respect du code du travail. Abolissons le travail des enfants, évitons nous la honte pour les livres d'histoire , d'être parmi les derniers peuples sur terre à continuer l'exploitation indigne des plus faibles.
Imagination
Auteur : MERETA
Date : le 24 janvier 2016 à 19h04
Ce que je voulais dire c'est qu'on est pas obligé de siuvre à chaque fois les autres et entre autre la France.
Il faut réfléchir à la notion de mineur majeur à partir de d'autres critères que ceux de l'âge uniquement. Car on voit que cela ne veut rien dire.
En tout cas les dirigeants marocains sont connus par la stérilité de leur pensée et de leur incapacité d'être indépendant du modèle français.
Dernière modification le 24/01/2016 19:14
Réfléchi
Auteur : majid89
Date : le 24 janvier 2016 à 15h47
Je vois plein de jeunes garçons travailler chez les cyclistes les hanoutes les mahlaba sont compter les cireur de chaussures et vendeur de cigarette....tu connais pas la pauvreté je crois toi...biensur qu'on est contre le travail de ces mômes mais sinon rien dans là gamelles le soir...
"petites esclaves"
Auteur : Hamid
Date : le 24 janvier 2016 à 15h43
Une donnée capitale semble échapper à ceux qui comparent avec la France, c’est qu’il s’agit ici de MINEURES donc de FILLES uniquement.
Autoriser leur "travail" c'est entériner leur état de "petites esclaves".

C'est écœurant.
Dernière modification le 24/01/2016 15:46
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