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Politique Publié

Maroc : Le gouvernement menace de réprimer les marches non-autorisées des enseignants-stagiaires

Vers un nouvel épisode dans l'escalade entre l’exécutif et les enseignants-stagiaires. Le gouvernement a fermé les voies de la négociation pour un règlement de ce dossier. La marche du 24 janvier à Rabat est sérieusement menacée.

Temps de lecture: 2'
Driss Azami, ministre du Budget / DR

Le gouvernement Benkirane n’est pas prêt de céder pour satisfaire le cahier revendicatif des enseignants-stagiaires. Sur un ton très menaçant, le ministre délégué au Budget, Driss Azami, a déclaré lors d’un point de presse ce jeudi, que son cabinet interdira toutes contestations non-autorisées des étudiants des centres régionaux des métiers d’éducation et de formation. Dans le viseur du PJDiste figure la marche nationale du dimanche 24 janvier à Rabat.

A moins d'une annulation dans les prochains trois jours par la Coordination réunissant les 10.000 stagiaires, il est à craindre à nouveau une intervention musclée des forces de sécurité à l'instar de celle du jeudi 7 janvier à Casablanca et Inzegan.

Le gouvernement offre un dialogue sous condition

Le ministre a réitéré le refus catégorique de l’exécutif pour un retrait des deux très controversés décrets ministériels adoptés par le cabinet Benkirane en juillet dernier. Le premier (n° 2.15.5882) a mis un terme à l’intégration automatique des concernés dans la fonction publique après la fin de leur période de formation. Et le deuxième (n° 2.15.5889) a réduit de plus de moitié leur bourse mensuelle, passant de 2 454,51 dirhams à seulement 1 200.

Une fois énoncé les conditions de son gouvernement, Azami s’est dit ouvert au «dialogue mais dans ce cadre-là uniquement», rejetant ainsi toutes les médiations menées par des forces syndicales et politiques pour désamorcer la bombe. Dimanche 17 janvier, le ministre de l’Intérieur, qui a pris le dossier en main de la présidence du gouvernement, s’est entretenu avec une délégation de représentants des grands syndicats. Mohamed Hassad a sollicité une intervention des centrales.

Au moment même où Driss Azami proférait ses menaces, les enseignants-stagiaires suspendaient leurs grève de la faim observée dans des centres de formations depuis le mercredi pour justement se préparer à la marche du dimanche 24 janvier.

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La honte
Auteur : MERETA
Date : le 22 janvier 2016 à 20h50
Les gouvernants du désespoir.
Quelle différence entre l'actuel gouvernement et ceux quil l'ont précédé. Ils sont tous au service et aux ordres de ce qu'exige d'eux le FMI.
Et tant pis pour le peuple et la jeunesse.
Merde alors.
CELA VA MAL FINIR;
Auteur : fora
Date : le 22 janvier 2016 à 12h39
Si ce gouvernement ne comprend pas qu'il doit laisser les manifestations pacifiques se dérouler dans le calme, cela va mal finir. en Tunisie, en 2011, c'est le refus de Ben Ali de laisser les gens protester pacifiquement qui a mis le pays dans les trubles que nous connaissons aujourd'hui. Que chacun fasse preuve de mesure et de retenue.
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