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Politique Publié

Maroc : « La privatisation de la SAMIR était une grave erreur », affirme Benkirane

Hier soir à la Chambre des conseillers, le chef du gouvernement a dénoncé la privatisation de la SAMIR. «Ils n’auraient pas dû confier un secteur aussi vital comme le pétrole à un étranger», a-t-il regretté. Benkirane a affirmé que le Maroc «ne cédera pas au chantage» du Saoudien El Amoudi.

Temps de lecture: 2'
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La stratégie énergétique du royaume était, hier soir, au cœur du passage mensuel du chef du gouvernement à la 2ème Chambre. Si la majorité des interventions des conseillers s’est focalisée sur les énergies renouvelables, un élu de l’Istiqlal a interpellé Benkirane sur la situation de la SAMIR. La grande raffinerie du pays est en rade depuis l’arrêt de la production décidée en août dernier par le groupe saoudien Corral Petrolium.

«La privatisation de la SAMIR est une grave erreur alors que la société n’était pas déficitaire mais elle gagnait chaque année 500 millions de dh». C'est par ces termes que le chef de l’exécutif exprimait publiquement, et pour la première fois, son désaccord avec la cession d’un des fleurons de l’industrie marocaine au privé.  

La position de l’islamiste Benkirane n’est pas sans rappeler celle de l’opposant marxiste et spécialiste des énergies, Abraham Serfaty exprimée dès les premières années de la privatisation de SAMIR.

«Nous ne céderons pas au chantage»

«Ils n’auraient pas dû confier un secteur aussi vital comme le pétrole à un étranger», a-t-il regretté. Le PJDiste a rappelé que le Saoudien avait déboursé en 1997, 3,5 milliards dh pour acquérir la SAMIR. Dix-huit ans plus tard, il doit à la douane et aux banques marocaines 43 milliards dh.

Visiblement très remonté contre El Amoudi, Benkirane a martelé que le Maroc «est décidé à ne pas céder au chantage de ce monsieur. L’Etat marocain a sa dignité». Le chef du gouvernement a révélé que la décision de couper le robinet au Saoudien a été prise en concertation avec «qui de droit». Défendant la gestion de ce dossier sensible par son cabinet, il s’est félicité que les «citoyens n’en aient rien senti».

Dans sa réponse, Benkirane a évité d’aborder la situation d’environ 1000 salariés de l’entreprise qui ne cessent de réclamer au gouvernement une solution. Le PJDiste a également omis de mentionner la réalisation d’une raffinerie à Jorf Lasfer. Un ancien projet d’investisseurs émiratis en partenariat avec un distributeur marocain de carburants qui devrait enfin voir le jour dans les mois à venir, malgré les réticences d'El Amoudi. 

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Privatisation inefficiente
Auteur : zsahara
Date : le 14 janvier 2016 à 16h51
Espérant que ce grave problème ne se répète pas avec le groupe OCP
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