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Mode Publié

3 marques de chaussures marocaines artisanales mises à l'honneur par Vogue

Dans la sélection des 8 marques africaines qui font la promotion des produits et du savoir-faire local, figurent 3 marques de chaussures dont les matériaux et la fabrication se font au Maroc. Mais au-delà de leur effet tendance, ces accessoires de mode soutiennent beaucoup la préservation des techniques traditionnelles de fabrication et le développement des artisans locaux. Découverte !

Temps de lecture: 3'
Ten and Co. / Crédit Photo: page Facebook
Ten and Co. / Crédit Photo: page Facebook
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Proud Mary / Crédit Photo: Page Facebook
Proud Mary / Crédit Photo: Page Facebook
Proud Mary / Crédit Photo: Page Facebook
Rafia Chic/ Crédit Photo: page Facebook
Rafia Chic/ Crédit Photo: page Facebook
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Le magazine américain Vogue a choisit 3 marques de chaussures fabriquées au Maroc dans sa sélection des 8 marques africaines de chaussures qui dans leur processus de fabrication, préservent les techniques traditionnelles de cordonneries en Afrique tout en soutenant le développement des artisans locaux.

Ten & Co, promouvoir le savoir-faire des artisans marocains

Première marque à figurer dans ce top 8, Ten & Co. Cette marque reprend des coupes occidentales mais la matière des chaussures est faite de tapis marocains souples ou de cuir cousu à la main par un cordonnier marrakchi dans son atelier dont le «gadget le plus high-tech est une machine à coudre à pédale» confie la fondatrice de cette marque, Tory Noll.

C’est en visitant la ville ocre que cette habitante de Brooklyn aux Etats-Unis a eu l’idée de lancer sa première paire. Tory Noll négocie elle-même les salaires de ses cordonniers marrakchis car «ils savent mieux que moi ce qu’est un salaire décent pour eux». «Je ne souhaite pas utiliser cette entreprise comme une rampe de lancement pour commencer dans un atelier miséreux et ainsi augmenter mes marges pour conquérir le monde avec ces chaussures. Mon but est de tout simplement utiliser le talent existant et les savoir-faire en artisanat des hommes et des femmes du Maroc», fait-elle savoir.

Proud Mary, préserver la transmission du savoir chez les tisserands

Lancée en 2008 par Harper Poe, Proud Mary est une fabrique de sandales en rafia qui emploie 16 femmes et 5 hommes. Harper Poe, ancienne volontaire de Habitat for Humanity in South America a lancé son entreprise dans le but de stimuler la croissance économique et de promouvoir la conservation et la transmission de l’artisanat. Mais la jeune femme n’est pas venue à Marrakech avec l’approche humanitaire. Elle a préféré miser sur l’artisanat pour créer une entreprise à but lucratif.

«Ces métiers traditionnels sont un moyen de transport des cultures des communautés autochtones. Beaucoup de nos tisserands viennent d’une longue lignée d’artisans, leur design portent donc sur les messages de leurs tribus, de leurs familles et de leurs religions. Ce sont des conteurs visuels», explique-t-elle. La jeune femme emploie plusieurs corps de métiers traditionnels (tisserands, teinturiers, tanneurs, cordonniers) dont elle profite des matériaux et des modèles qui sont transformés en chaussures. «Nos produits finis sont des pièces de théâtres sur les styles traditionnels de chaussures marocains mais souvent griffés pour leur donner une touche de modernité»

Rafia Chic, un vent de liberté pour les femmes

Deux jours, c’est le temps que cela peut prendre aux 30 employées hautement qualifiées de Rafia Chic pour fabriquer une paire de chaussures. «Voilà pourquoi il y a une série limitée de paires que nous mettons en vente. Mais vous sentez que ce sont des chaussures de qualité dès que vous les portez». Depuis le petit atelier au Maroc, les chaussures Rafia Chic lancées par les Australiennes Lindy Rochester et Patricia Barnes, ont conquis des villes comme New-York.

L’idée de lancer cette fabrique de chaussures est originale. «Certaines femmes ne sont souvent pas libres de travailler hors du foyer et sont accompagnées le plus souvent par des hommes lorsqu’elles sortent en public. Travailler à l'atelier permet à ces femmes d’avoir  une certaine liberté, d'apprendre un métier utile, de gagner leur propre argent, et de se socialiser pendant qu'elles se réunissent à l'atelier. Nous aimons vraiment l'idée d'être en mesure de faire une différence pour les femmes et les familles dans cette culture, tout en aidant à préserver ce bel artisanat traditionnel», résument les fondatrices.

Ces dernières expliquent qu’elles ont été tout de suite séduites par les chaussures à rafia lors d’un voyage au Maroc. «Nous avions tout de suite pensé qu’elles offraient un appel fantastique pour convenir à notre style de vie australien». Les deux femmes ont alors décentralisés la chaussure à rafia qui passe maintenant pour un «must» du chic.

Toutes ces initiatives relevées par Vogue mettent en lumière la richesse de l’artisanat marocain. Elles montrent encore une fois de plus qu’il peut s’exporter au-delà des frontières du royaume et devenir un secteur porteur.

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