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Environnement   Publié

COP21 : Quelles associations représenteront la société civile marocaine ?

Sur Medi1TV la semaine dernière, la ministre déléguée chargée de l’Environnement, Hakima El Haite, annonçait pour la COP21 la participation de 150 délégués officiels marocains dont une centaine de représentants des associations de la société civile. Quelques jours plus tard, l’Écolo Plateforme du Maroc du Nord, qui regroupe les associations de protection de l’environnement de la région de l’Oriental, dénonçait dans une lettre ouverte adressée à la ministre le fait qu’aucune ONG locale n’a été conviée à la grande messe pour le climat. De quoi susciter des interrogations quant à la constitution de la délégation officielle marocaine à quelques semaines du rendez-vous international.

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@Infographie_unric

Quelles associations de protection de l’environnement représenteront la société civile marocaine à la COP21 ? C’est la question qui taraude les esprits dans le milieu associatif au Nord du Maroc à près de trois semaines du grand évènement pour la lutte contre le changement climatique. Une question d’autant plus insistante depuis la sortie médiatique la semaine dernière de la ministre délégué chargée de l’Environnement, Hakima El Haite.

«Le Maroc sera présent en force [à la COP21, ndlr]. Nous serons une délégation de délégués officiels de 150 personnes avec une centaine de personnes qui vont représenter la société civile…», a déclaré la ministre jeudi 29 octobre sur le plateau de 60 minutes pour convaincre diffusée sur Medi1TV.

L'intervention de la ministre à partir de 48:17

Lettre ouverte à Mme la ministre

Des déclaratios qui ont irrité certains militants éologistes. Lundi, l’Écolo Plateforme du Maroc du Nord -regroupant plusieurs associations de l’environnement de la région de l’Oriental- adressait une lettre ouverte à la ministre, dénonçant qu’«aucune association dans la Région de l’Oriental n'a été choisie pour représenter notre Région dans ce contingent marocain». «L’annonce de la ministre devrait en principe réjouir, car cela veut dire que 2/3 de ceux qui représenteront le Maroc à la COP21 seront des acteurs de la société civile», commente le coordinateur du réseau, Mohamed Benata. «Mais on aimerait savoir comment ils ont été choisi. Sont-ils réellement sur le terrain ?», s’interroge cet écologiste, également président de l’association Espace de Solidarité et de Coopération de l'Oriental (ESCO) qui milite notamment contre les gaz de schistes et les schistes bitumineux.

Joint par nos soins lundi pour obtenir des éclaircissements à ce sujet, le Secrétaire général du ministère a préféré échanger par correspondance électronique. «Il est en réunion pour la COP21», nous a assuré son assistance toute la journée de mardi. C’est dire qu’il faudra encore attendre pour obtenir une réponse officielle.

20 représentations des associations écolo auraient déjà été validées

En revanche, quelques informations filtrent à l’Alliance marocaine pour le climat et le développement durable (AMCDD) dont le coordinateur et président de l’AESVT (Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre), Abderrahim Ksiri, a participé à l’émission de jeudi dernier aux côtés de la ministre, affirmant d’ailleurs à plusieurs reprises représenter la société civile marocaine à Paris. «Il faut savoir que l’alliance couvre l’ensemble des associations de protection de l’environnement de tout le Maroc. Une vingtaine de personnes issues de ce réseau ainsi qu’une vingtaine de militants des droits de l’homme représenteront la société civile marocaine à la COP21», indique à Yabiladi Mohamed Chaouki, président délégué de l’AESVT, qui fera également partie de la délégation marocaine.

«Nous sommes en train de négocier avec le ministère de l’Environnement pour obtenir une vingtaine de participations supplémentaires de représentants des associations de protection de l’environnement», ajoute-t-il, soulignant que les délégués officiels sont choisis sur l’ensemble du territoire. Mais pourquoi celles de l’Oriental se plaignent-elles ne pas être conviée à la grande messe du climat ? «Je ne sais pas. Les associations qui veulent en faire partie doivent contacter l’alliance au plus vite, afin de faire partie de la prochaine vingtaine», alerte M. Chaouki.

Si l’Alliance obtient ces places supplémentaires, ce sera plutôt une soixantaine de personnes qui représenteront la société civile marocaine à la COP21, présentée comme décisive pour le Maroc avant la COP22 à Marrakech en 2016. En attendant les éclaircissements du ministère, les militants écologistes s'impatientent.

Un mauvais départ pour l'alliance
Auteur : BENATA Mohamed
Date : le 04 novembre 2015 à 10h06
Nous avons été parmi les premiers ayant contribué à la création de l'Alliance Marocaine pour la lutte contre les Changements Climatiques, mais nous avons décidé de la quitter pour le manque de transparence et la ligne directrice qui semble dominer cette coalition par l'AESVT. En effet celle-ci oeuvre en parallèle des options prise par le Gouvernement qui, à notre avis, devraient être rectifier car non conformes aux dispositions pour lutter convenablement contre le réchauffement climatique. D'ailleurs plusieurs fonctionnaires de ce Ministère ont intégré cette alliance et parlent en son nom. En tant que activistes dans la société civile, nous avons tout intérêt à garder notre liberté pour contribuer de façon efficace et influencer les politiques publiques dans l’intérêt général de notre pays et de nos citoyens. Pour ces raisons nous avons décidé de quitter cette alliance et nous sommes étonné des déclarations de Mr Chaouki qui stipule de contacter au plus vite l'alliance pour faire partie de la délégation marocaine.
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