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Société Publié

Deux gendarmes soupçonnés de racket encerclés par des habitants en colère d’une commune du Rif

Très remontés contre les «abus» de certains  représentants de l’autorité, des habitants d’une commune rurale à Ketama ont encerclé, hier et pendant de longues heures, deux gendarmes portant leurs uniformes mais à bord d’une voiture particulière, une Renault 18. Détails.

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Des habitants d’une commune rurale de Ketama se sont rebellés contre des «dépassements» de certains éléments de la gendarmerie royale. Pendant de longues heures, ils ont empêché deux hommes du général Hosni Benslimane de quitter les lieux, les contraignant à rester à bord de leur voiture, une R18, indique un média local. Celle-ci ne portait pas de plaques minéralogiques de la gendarmerie.

A l’origine de cette escalade, les forts soupçons des habitants de la commune Larbaâ Lamchaâ quant à la légalité de l’ «opération» menée uniquement par les deux gendarmes. Ils auraient pénétré par la force des maisons appartenant à de petits agriculteurs à la recherche de quantité de kif; ce qui a provoqué l’ire de la population.

L’intervention d’un député et d’un officier a évité le pire

La fouille du véhicule par des jeunes de la commune aurait montré, ajoute la même source, la présence de centaines de milliers de dh et de deux sabres. Les habitants ont réclamé l’arrivée du chef régional de la gendarmerie afin de lui demander d’ordonner une enquête sur les «abus» qu’auraient commis ses subordonnés.

«Ce genre de pratique est fréquent dans des douars du Rif. Sous couvert de lutte contre la drogue, des représentants de l’autorité mènent des opérations similaires. Les quantités de cannabis «saisies» sont ensuite vendues à certains barons de la drogue locaux et à moindre coût», nous confie une source à Al Hoceima. «La principale nouveauté de ce qui s’est passé hier est sans aucun doute l’expression du refus de la population de certains comportements de gendarmes ou des membres des Forces auxiliaires par des actes et non plus seulement par les paroles», ajoute-t-elle.

Finalement après des heures d’attente, c’est vers 23 heures hier, mardi, que les deux gendarmes ont pu retrouver la liberté grâce notamment à la médiation d’un député du Mouvement populaire. Ce dernier a convaincu les habitants de la commune de Larbaâ Lamchaâ de tourner la page.

A quelques semaines des élections communales et régionales du 4 septembre, cet incident devrait bénéficier au PAM. Le parti du Tracteur a toujours pointé du doigt les «opérations illégales» effectuées par des représentants de l’autorité contre les petits agriculteurs du kif.

Ketama n'est pas le Rif
Auteur : KarimAK47
Date : le 12 août 2015 à 22h17
C'est la forêt là bas. Le kif pousse en région jbala.
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