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Religion Publié

Irlande du Nord : Un pasteur devant la justice pour voir qualifié l'islam de "satanique"

Temps de lecture: 1'
James Mc Connell, le pasteur qui a tenu des propos "offensants" sur l'Islam (DR)

Un pasteur nord-irlandais est poursuivi en justice, à Belfast en Irlande du Nord, pour des propos controversés tenus en 2014 sur l’islam, qu’il a qualifié de «satanique», peut-on lire sur le site de The Guardian.

Dans une déclaration publique, le ministère public, qui a estimé que le pasteur avait enfreint le Communication Act, avait qualifié ses propos d «extrêmement offensants». Il lui avait offert la possibilité d’éviter un procès s’il revenait sur ses propos. Mais le pasteur avait rejeté cette requête. Le pasteur a démissionné de sa paroisse mais a tenu à préciser que cette décision n’avait rien à voir avec ses propos sur l’Islam.

Pour rappel, ce pasteur  de 78 ans, qui dirigeait l’office du dimanche dans son église de Withewell Metropolitan Tabernacle avait déclaré : «L’Islam est une religion païenne, l’Islam est satanique, l’Islam est une doctrine engendrée depuis l’enfer». Le premier ministre nord-irlandais avait alors pris la défense du pasteur avant d’être critiqué et  de se raviser. 

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Auteur : ComprendreLempire
Date : le 22 juin 2015 à 09h31
Je comprend pourquoi il pense ça.
UTILISONS LES LOIS CONTRE TOUT PROPOS RACISTES !
Auteur : Sanawildworld
Date : le 22 juin 2015 à 08h41
IL FAUT REAGIR ET DEFENDRE NOS DROITS !

Les États, dits « démocratiques », perdent le sens même de ce que le mot « démocratie » recouvre.

La « démocratie » qui est paraît-il le moins mauvais des systèmes, s’est accommodée depuis bien longtemps de pratiques inavouables, comme le racisme.

Tant que nous ne dénoncerons pas et ne condamnerons pas avec la force et la détermination ce type de dérive, tant que nous accepterons ce fléau, le racisme aura encore de beaux jours devant lui.

Une « démocratie » qui se respecte ne peut tolérer ce genre de comportement. Elle doit tout au contraire le pourchasser, sans relâche. Le traquer sous toutes les formes qu’il revêt. Le racisme empoisonne lentement mais sûrement les rapports entre les individus.

Ne pas en avoir conscience, minimiser son impact, ne pas réagir au quart de tour en sa présence, déclarée, est la porte ouverte à des dérives qui deviendront plus graves avec le temps.

Et risquent dans certains cas, de devenir alors incontrôlables ! Parce que ce qui n’est pas fait à l’échelle des individus, ne pourra l’être à l’échelle de groupes plus larges, plus vastes, de communautés, de villes, de régions, de pays.

Ces jours-là sont arrivés.

Cette époque où certains se permettent de dénigrer, d’insulter, d’exclure, sans réaction de la part des institutions cette époque est arrivée. Elle est la nôtre. Il ne se passe pas un jour où des gens, de par leur couleur de peau ou l’appartenance à une autre culture, ne soient pointés du doigt, mis au ban de nos sociétés si« démocratiques ».

Et le silence qui entoure tout cela est devenu plus qu’inquiétant. Il fait de ceux qui devraient réagir et ne réagissent pas, des complices de ces situations. C’est très grave !

Des responsables politiques n’hésitent même plus à s’avancer à visage découvert pour balancer à qui veut l’entendre leur haine de tout ce qui leur est étranger !
Et non seulement c’est toléré, mais ce n’est pas puni. Comme s’il s’agissait d’une opinion parmi tant d’autres.

Au nom de la liberté d’expression, des tribunes leur sont offertes. Et des médias leur font la part belle, amplifient leurs déclarations, s’en font l’écho quand il faudrait les verbaliser sèchement et sans hésitation.

La France interdit la publication de propos diffamatoires ou insultants, qui inciterait à la discrimination, à la haine, ou à la violence contre une personne ou un groupe de personnes en raison de leur lieu d’origine, de leur ethnie ou absence d’ethnie, de la nationalité, de la race ou d’une religion spécifique, et ce depuis 1881. La loi interdit l’incitation à la discrimination et à la haine.

La loi n°72-546 du 1er juillet 1972 sur la lutte contre le racisme a introduit d'autres notions, avec notamment le délit de provocation « à la discrimination, à la haine ou à la violence l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». Cette même loi de 1972 punit également la discrimination exercée par un agent public.

MRAP
Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples
(Fédération de Paris)
43, bd Magenta – 75010 PARIS
01 53 38 99 90
Dernière modification le 22/06/2015 08:48
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