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Politique Publié

1er Mai : Benkirane se plaint des parties qui veulent le réduire au silence

Le principal bénéficiaire du 1er mai de cette année au Maroc est sans aucun doute Abdelilah Benkirane. La fête du Travail lui a permis d’animer un meeting politique et ce après des semaines de silence. Une occasion de continuer ce qu’il a déjà commencé le mardi 28 avril à la séance des questions orales à la Chambre des représentants et surtout d’adresser des messages à qui de droit sur son refus de changer de style avec ses opposants.

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Bain de foule de Abdelilah Benkirane / Archive - Le360

Abdelilah Benkirane est la vedette incontestée du 1er mai au Maroc. Sa participation aujourd’hui au rassemblement de l’UNMT, le bras syndical du PJD, a Casablanca a comblé le vide causé par le boycott des grandes centrales syndicales des marches de la fête du Travail de cette année. Le chef du gouvernement a saisi cette opportunité pour transformer la fête de la classe ouvrière en un meeting électorale. Un long monologue au cours duquel il a poursuivi sans relâche ses attaques contre ses opposants.

D’emblée Benkirane s’est présenté en victime d’une conspiration ourdie par ses ennemis. «Je suis venu vous faire part de mes soucis en tant que chef du gouvernement que certains veulent par tous les moyens réduire au silence», a-t-il lancé à une assistance totalement acquise à son discours.

La séance d’insultes au parlement : acte 2

Il ne dira pas plus sur l’identité des parties qui seraient à l’origine de cette machination. Néanmoins, ce cri du secrétaire général de la Lampe est sa première réaction publique au mémorandum de l’opposition parlementaire adressé le 26 mars à Mohammed VI et ses entretiens quelques jours plus tard avec les deux conseillers royaux, Fouad Ali El Himma et Abdellatif Mennouni.

Une réunion suivie par une absence de Benkirane des meetings politiques organisés par le PJD sur l'ensemble du territoire national. Ce qui n’a fait qu’alimenter les rumeurs sur un lien entre l’initiative des partis de l’opposition et le silence qu’il s’est imposé ou qu’on lui a recommandé.

Délivré d’une partie de ses soucis, le chef du gouvernement a pu consacrer son allocution à ses deux principaux adversaires politiques : le secrétaire général de l’Istiqlal, Hamid Chabat et  le premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar. Benkirane les a accusés de «despotisme» et de «mensonges». Des propos qui appellera nécessairement des réactions de la part des deux intéressés, samedi ou dimanche.

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