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Dialogue inter-malien: Le Maroc dénonce l’ « opportunisme » de l’Algérie

Le royaume est solidaire avec les revendications autonomistes des Touaregs du nord du Mali. Par le biais du ministère des Affaires étrangères, Rabat appelle à une solution de compromis qui tient compte des aspirations des mouvements de l’Azawad.

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Round du dialogie inter-malien (Photo AFP)
Temps de lecture: 2'

Après une période de silence, le Maroc dénonce la manière unilatérale et «opportuniste» avec laquelle l’Algérie a conduit le dialogue inter-malien. Le royaume «note avec une grande déception le recul préoccupant que connaît le processus de paix au nord du Mali», indiquait hier soir un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Pour le Maroc, la solution à la crise malienne «ne peut pas être obtenue, à coups de menaces, de manœuvres d’intimidation ou de chantage, surtout de la part de parties qui n’ont aucune légitimité pour le faire et qui ont toujours agi pour la déstabilisation de la région».

Le Mali n’est pas une «arrière-cour privée» de quiconque

Rabat se montre, ainsi, très solidaire avec le refus de la Coordination des mouvements de l’Azawad de parapher l’accord d’Alger du 1er mars. La Maroc apporte ainsi un précieux soutien aux revendications autonomistes des trois composantes de la Coordination, créée le 28 octobre 2014.

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le Haut-conseil de l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) font face, en effet, à des pressions algériennes pour signer l’accord d’Alger. De son côté, Rabat appelle à une solution de compromis qui «préserve l’intégrité territoriale, l’unité nationale du Mali et répond aux aspirations de ses populations, y compris celles du nord du pays».

Le royaume se prononce pour une solution négociée et nullement imposée aux Touaregs. Le texte du département de Salaheddine Mezouar est nostalgique du temps où la CEDEAO (Communauté des Etats d’Afrique de l’ouest) menait les pourparlers de paix entre le gouvernement de Bamako et les factions armées de l’Azawad.

La fuite de l’ancien président Burkinabais, Blaise Compaoré, en octobre dernier, avait largement bénéficié au voisin de l’Est en s’autoproclamant comme le seul et unique parrain du dialogue inter-malien même s’il est loin de remplir la condition de la neutralité exigée des médiateurs de conflits. Sa proximité avec le gouvernement du président Ibrahim Boubacar Keita est pointée du doigt par les Touaregs et rend les négociations difficiles. Le 17 mars à Kidal, la Coordination des mouvements de l’Azawad avait jugé l’accord d’Alger «fondamentalement insuffisant».

Très malin, mais malsain !!!
Auteur : moden
Date : le 05 avril 2015 à 10h52
Je pense que le gouvernement algérien a peur que les Mzabes, Touaregs, autochtones du sud de l'Algérie francaise, qui n'ont aucun lien historique, culturel ou traditionnel avec l'Algérie actuelle, s'unissent comme leurs cousins a Azawad au Mali et réclament eux aussi leur autonomie ou fédération, voire indépendance pour mieux gérer enfin leurs richesse et sous sol, et garantir ainsi leurs développement, c'est la raison pour laquelle, et paradoxalement, cette même Algérie qui prétend défendre les droits des peuples à l'indépendance et la liberté, essaie de tuer le bébé dans l'oeuf en imposant le fait accompli et la signature de cet accord bidon qui n'arrange que ces propres intérêts, au pauvre MNLA qui ne réclament que ces droits.
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