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Politique   Publié

Débats sur l'immigration : A quand une semaine sans supercheries ?

L'actualité n'est pas reluisante. Un gouvernement néerlandais soumis à un politicien accusé de l'incitation à la haine raciale, en France, une loi sur l'immigration adoptée qui criminalise un peu plus les personnes voulant venir dans l'Hexagone et qui, en même temps, a rendu envisageable l'abolition de la double nationalité... Mais c'est à l'Allemagne que revient la palme du pays le plus touché par la fièvre discriminatoire la semaine dernière.

Temps de lecture: 3'
La chancelière Merkel fait auss dans la supercherie. Photo : Richard Hebstreit

Pour commencer, une déclaration de Horst Seehofer, président de la Bavière et de l'Union chrétien-sociale (CSU), parti conservateur allemand. Ayant vu le succès des thèses de Thilo Sarrazin, il affirmait le 9 octobre devant la presse qu'on ne devrait plus accepter d'immigrés «d'autres cercles culturels» en Allemagne, sous entendu : plus de Turques, Arabes, musulmans. Raison évoquée : ils auraient plus de mal à s'adapter à la société allemande et certains refuseraient de s'intégrer. Comme l'indique l'hebdomadaire Die Zeit, une tentative de reprendre en main les débats de comptoirs de café, monopolisés jusque-là par Thilo Sarrazin.

Reportage Euronews sur les déclarations de Seehofer

Mais l'actualité de la semaine dernière a également offert une petite lueur d'espoir apparu à l'horizon, quand l'université d'Osnabrück annonçait qu'un programme de formation d'imams allait voir le jour au semestre d'automne. Une réponse au besoin des musulmans d'Allemagne d'être pris en compte dans le paysage universitaire allemand.

60% des Allemands refuseraient aux musulmans de pratiquer leur religion

Pourtant, tout l'optimisme naissant à rapidement été mis à mal mercredi dernier. Une étude de la fondation Friedrich Ebert a été présentée, portant sur la prévalence de pensées d'extrême en Allemagne. Il s'agit plus précisément d'une série d'études que la fondation, à cheval entre analyse scientifique et travail politique, mène depuis 2006 à échelons réguliers. Leur objet : analyser le «centre» de la société allemande pour connaître son évolution, ses préoccupations, savoir s'il est toujours pertinent de parler d'un centre associé à une sorte de modération dans les opinions politiques.

La dernière étude en date, rendue publique mercredi 13 octobre à Berlin (lien vers l'étude, en allemand), affirme directement que «le centre est en crise». Les résultats des sondages effectués sur plus de 2400 personnes entre 14 et 90 ans sont divers, mais une tendance claire s'observe. Les opinions d'extrême droite ont trouvé leur entrée au centre de la société.

Ainsi, environ 10 % des Allemands souhaiteraient qu'un «Fuehrer» vienne régir le pays, attitude profondément anti-démocratique. Plus d'un tiers de la population allemande renverrait les étrangers dans leurs pays d'origine. Et, résultat le plus alarmant, près de 60% des Allemands interdiraient, s'ils le pouvaient, aux musulmans de pratiquer leur religion. Comme le souligne l'étude, cette islamophobie touche même les personnes qui se disent critique envers toute forme de xénophobie.

Les auteurs de l'étude interprètent cela comme une évolution importante du racisme en Allemagne. Ce n'est plus tant un classement de «races» par caractéristiques génétiques qui est au premier plan. Des différences culturelles et religieuses prennent cette place dans un «racisme moderne». Un racisme qui est plus prévalent dans les classes moyennes que dans les basses couches de la société, révèle l'étude.

Pour finir en beauté : Merkel annonce la fin du multiculturalisme à l'allemande – 6 ans plus tard...

Sarrazin qui inspire Seehofer, une étude qui, d'une certaine manière, démontre le potentiel électoral de positions d'extrême droite : il ne manquait plus que la chancelière pour entrer dans le bal. Ce qu'elle ne s'est pas privée de faire, lors de la «journée de l'Allemagne» organisée par la jeunesse du parti d'Angela Merkel à Potsdam samedi 16 octobre. Mais pour elle qui ne s'aventure pas dans les extrêmes, pas évident de trouver une formule pour faire vibrer la fibre xénophobe de son électorat sans trop choquer.

Finalement, le bon vieux «Multi-Kulti» a dû faire l'affaire. Selon elle, le modèle socio-démocrate d'une Allemagne multiculturelle, où cohabiteraient harmonieusement différentes cultures, aurait «totalement échoué». Il faut formuler plus d'exigences envers les étrangers qui viennent s'installer en Allemagne.

Seul hic dans l'affaire : personne ne parle plus de Multi-Kulti. Le principe d'encourager l'intégration tout en exigeant des efforts supplémentaires («fördern und fordern») a été posée par l'ancien chancelier Schröder en 2004 et renforcé du temps de la grande coalition et des sommets sur l'intégration. Merkel a donc au moins 6 ans de retard... Briser un principe alors que personne ne le revendique, briser un tabou alors qu'il n'existe pas – un moyen beaucoup utilisé dans les débats sur l'immigration aujourd'hui.

Et si on parlait du passé nazi des allemands?
Auteur : Hamza
Date : le 20 octobre 2010 à 22h15
Les allemands on massacrés des millions d êtres humains à cause de leur idéologie raciste . Malgré tout le monde leur a tendu la main alors qu ils étaient à genou.

Les allemands n ont aucune ressource naturelles , et leurs produits industriels voitures, machines, trains, electronique, chimie etc on les trouve partout chez les japonais, chinois, bresiliens, russes, indiens, anglais ou américains .

Ils dépendent pour 70 % des exportations dans le monde. Est ce que 1,5 milliards de musulmans en cléère qui se mettrait à boycotter les produits allemands ça les laisserai indifferents.

ceux qui ont le plus besoin des autres ce sont les allemands , et non pas l inverse . Rien que le boycott de Mercedes et de volwagen ça mettrait l Allemagne en faillite . Que dire si on boycottait les autres produits allemands : le chimiste hoest connu pour son soutien aux nazi pendant la guerre, et si on boycottais les banques et assurances allemandes , les siemens etc ...

Attention peuple allemand qui vous attaquez , l islam et les musulmans ne sont pas faibles .
oulala
Auteur : MOHAMMED
Date : le 20 octobre 2010 à 10h40
si tu pouvais et si ils pouvaient définir ce qu'ils entendent par intégration, ce serait déjà un pas énorme dans la compréhension mutuelle.
En tout cas, si par intégration, on veut me faire comprendre désintégration de mon identité arabo-musulmane, alors ils peuvent déjà perdre tout espoir de faire de moi et de mes semblables des (dés)intégrés!
LA FIN.............
Auteur : chleuhdu79100
Date : le 20 octobre 2010 à 10h17
on avance dans une Europe qui devient de plus en plus raciste alors qu elle atjours besoin des immigrés mais le problemes c est que les immigrés eux meme sui ont chercheés ces problemes puisqu ils refusent de s integrer dans la societé europénnes ...attendez quand ils nous donnent des terrains pour construire nos mosquées,ils nous autorisent le hallal,ils nous fournissent de l aide sociale .......alors qu eux qu est ce qu ils demandent en echange c est qu mot : S INTEGRER ....travailler et se taire .on ne veut pas alors ils nous chassent comprenez ça mes chers compatriotes....
les musulman ,et toujours les musulman,
Auteur : baba laaziz
Date : le 19 octobre 2010 à 19h17
mais ses gens ne veulent vraiment pas les laisser tranquille, et ces gens doivent savoir que les musulmans sont des gens aimant vivre en paix, mais si les etats leurs cherchent des noisent, ils sont comme meme dans le droit de se defendre, quand meme !!!mais ses gens ,comme il savent que la generation d aujourd hui ne se laisse pas marcher sur les pieds, comme il l on fait avec nos anciens donc ,il se sentent rabaisser, ouai et tant mieux chacun ses temps,
ouais
Auteur : clicou06
Date : le 19 octobre 2010 à 18h27
Les temps sont durs pour les Musulmans où qu'ils soient.
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