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Economie Publié

D’échec en échec, l’exploration pétrolière au Maroc désormais face à un défi majeur

Après plusieurs compagnies, Kosmos Energy vient d’annoncer l’abandon du premier puits foré dans le cadre de ses activités au large de la ville de Boujdour, dans le Sud du royaume. C’est le énième cas d’échec d'une opération d’exploration pétrolière au Maroc qui impose désormais un défi aux compagnies opérantes. Détails.

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C’est dans un communiqué conjoint que l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) et la compagnie américaine Kosmos Energy ont annoncé l’échec du forage du puits d’exploration CB-1 sur les permis de recherche Cap Boujdour offshore au large de la ville de Boujdour. «Jugé non commercial, le puits sera fermé et abandonné», indique la note publiée sur le site web de l’institution dirigée par Amina Benkhadra. Des résultats tombés plus tôt que prévu, car le directeur communication de Kosmos avait confié à Médias 24 que le forage de Cap Boujdour lancé le 19 décembre dernier devait durer environ 90 jours.

Plusieurs abandons de forage en quelques mois

C’est le énième échec de forage annoncé ces derniers mois. En novembre 2014, la compagnie turquo-anglaise Genel Energy annonçait l’abandon de ses activités de forage à Sidi Moussa, près d’Agadir, après celui de Tarfaya, faisant valoir que le pétrole découvert était «fracturé et béchique».

Plus tôt au mois de juillet, l’australienne Tangiers Petroleum – après avoir affiché un fort optimisme - obtenait des résultats négatifs de son forage à Tarfaya. En mai, c’est la compagnie irlandaise Fasnet qui signait également l’arrêt définitif de ses activités au niveau du bloc Foum Assaka, suite aux résultats négatifs du forage. En mars, l’écossaise Cairn Energy abandonnait ses activités au large de Tarfaya pour cause de recherche infructueuse.

Voilà donc quelques compagnies étrangères engagées dans l’exploration pétrolière au Maroc qui, malgré le traditionnel optimisme de départ, ont fini par essuyer des échecs, compromettant le rêve de découverte de pétrole nourrie par le vaste programme du royaume qui avait prévu la réalisation de 30 forage en 2014.

Défi majeur

Malgré tout, Amina Benkhadra et son équipe se montrent toujours confiantes pour la suite. «L’ONHYM et ses partenaires comptent poursuivre l’exploration de ce vaste domaine de l’offshore atlantique marocain qui comporte plusieurs plays de types différents», indique l’institution dans son communiqué, soulignant que les informations recueillies dans le cadre du forage de Cap Boujdour «permettront d’optimiser le positionnement d’un éventuel futur puits d’exploration».

Mais Kosmos Energy, qui va creuser d'autres puits afin de poursuivre son programme d'exploration au large de Boujdour, retient tout de même une leçon. «À l'avenir, le défi majeur de l'exploration est de trouver des réservoirs de taille commerciale et de qualité, a déclaré Andrew Inglis, le PDG de Kosmos Energy, rapporte la presse spécialisée anglaise. Et c’est peu de le dire, puisque les annonces liées au potentiel pétrolier du royaume chérifien suscitent toujours beaucoup de faux espoirs, puisque jusqu’ici, il n’y a jamais eu de véritable découverte de pétrole au Maroc. Ayant retenu les leçons de l’affaire Talsint, l’ONHYM ne tombe plus dans le piège de la surenchère, n’hésitant pas à recadrer la presse quand il faut, comme en septembre dernier, lorsque San Leon Energy la réussite du procédé pour extraire et transformer le kérogène contenu dans la roche pour en faire du pétrole exploitable.

Pas de pétrole
Auteur : Moroccan2015
Date : le 03 mars 2015 à 19h36
Si il n'y a pas, il n' y a pas de pétrole, c'est une richesse naturelle, on va l'inventer quand même.
Patience !!
Auteur : Slimanof
Date : le 03 mars 2015 à 16h31
Le Maroc est encore loin de la moyenne internationale en matière d’exploration, qui est de 10 puits par 100 km2.

Actuellement le Maroc n'est qu' à 0,04 puits forés par 100 km2.

Je rejoins FATEM95 sur le fait de continuer à construire l’économie du Maroc de façon diversifiée pour ne pas avoir un peuple d'assistés comme chez certains.

La découverte du pétrole au Maroc( qui est imminente) sera un gâteau sur la cerise..
C'est une bonne nouvelle
Auteur : FATEM95
Date : le 02 mars 2015 à 22h50
Le Maroc a construit son économie sans rente. Il connait des bas et des hauts, des période d'expansion et des périodes de crise. Mais globalement il avance dans le bon sens. Donc pas besoin de pétrole et pas maintenant.

Une fois sur les rails du décollage, des rentrées de pétrole peuvent être un accélérateur et ne peut plus nuire à sa structure économique. Mais pas avant.

Donc si on ne trouve pas de pétrole maintenant c'est une bonne nouvelle. Surtout que le pétrole est peu cher aujourd'hui.
résultats catastrophiques
Auteur : bedji
Date : le 02 mars 2015 à 21h43
même si le gouvernement a retenu la leçon de Talsint, les résultats sont largement en deçà des espérances du gouvernement marocain. c'est un échec total pour toutes ces compagnies qui n' y arrivent décidément pas au Maroc.
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