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Société Publié Le 26/02/2015 à 16h10

Pays-Bas : Vers la réouverture du débat sur l’enseignement de l’arabe à l’école ?

Déboutés en appel par la justice néerlandaise, Marocains et Turcs des Pays-Bas gardent espoir de restaurer les cours de langue maternelle à l’école publique. Ils veulent rouvrir le débat au Parlement.

illustration/DRUnicef

Les Marocains et les Turcs qui avaient intenté une action en justice pour obtenir du gouvernement néerlandais le rétablissement des cours de langue maternelle à l’école ont été déboutés, une nouvelle fois en appel, par la Cours Suprême, hier, mercredi 25 février 2015.

Les associations turques et marocaine, l’EMCEMO, à l’origine de ces actions n’entendent pas en rester là. Elles ont déposé le 24 février une pétition. «L'Association des travailleurs turcs aux Pays-Bas attire l'attention sur l'éducation dans la langue maternelle», indique la deuxième chambre du parlement néerlandais. «La pétition que nous avons lancée a recueilli 52 000 signatures, suffisamment, selon la loi néerlandaise, pour obtenir que la commission éducation de la seconde chambre rediscute du sujet », explique Abdou Menebhi, membre de l’association marocaine des Pays-Bas EMCEMO.

Jouer de la peur de l'Islam

En 2004, le gouvernement avait supprimé les leçons de langues maternelles pour les enfants d’origine étrangère à l’école primaire publique - les Marocains et les Turcs -parce qu’il les avait jugés préjudiciables pour leur intégration. Le 21 mars 2012, l’association des ouvriers turcs aux Pays-Bas, suivi de l’EMCEMO, du Centre Euro-méditerranéen de Migration et Développement, des associations Marocaines, de la Fondation Ibn Khaldoun et de la Fondation Maarif, ont porté plainte contre l’Etat néerlandais pour avoir enfreint, en prenant cette décision, les conventions européennes et universelles relatives aux droits sociaux, économiques et culturels des migrants et des enfants.

Rouvrir le débat 11 ans plus tard suffira-t-il pour obtenir du gouvernement un changement de politique ? Abdou Menebhi reste positif. «Depuis l’arrêt de ces leçons de langue maternelle, tout le monde a pris conscience de ses effets négatifs. Les parents turcs et marocains ont tendance à envoyer leurs enfants à l’école islamique, avec ce que ça signifie : les garçons et les filles séparées, l’infiltration d’islamistes radicaux …», estime-t-il, en jouant visiblement sur la peur de l’islam aux Pays-Bas. L’association marocaine et les différentes associations turques vont également déposer un recours devant la Cour européenne des Droits de l’homme.

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