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Sport Publié

Botola : L'ère du professionalisme entamée

Le championnat national de football, qui reprend ses droits ce week-end, entrera cette année dans une nouvelle ère, suite à l'adoption d'un nouveau règlement par la Fédération royale marocaine de football (FRMF), pour la mise à niveau du football national. Ledit règlement fixe d'entrée, la différence entre joueurs professionnels et amateurs.

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Comme le souligne le quotidien L'Economiste dans son édition du 16 août 2010, le football sera officiellement pratiqué dans le championnat marocain comme un métier à part entière. Le tout nouveau statut du joueur, applicable dès cette saison, établit qu'un joueur professionnel est celui qui est lié à un club, par un contrat écrit, lui garantissant une rémunération mensuelle nette supérieure au frais qu'il engage dans l'exercice de son métier de footballeur.

La grande nouveauté, c'est sans doute l'instauration d'un salaire minimum garanti (SMIG), qui sera de 2 500 dirhams. Des primes de matches et de compétitions pourront s'ajouter au salaire du joueur, en plus d'autres avantages en nature, définis dans son contrat.

Par ailleurs, plus de clarté sera apportée au traitement des transferts, afin d'éviter des scandales comme celui de l'Ivoirien Gohou Bi Goua, ancien du Hassania d'Agadir, dont la situation avec le club du Souss avait créé une grosse polémique la saison dernière. Notons aussi qu'un effort a été fait pour ce qui est de la discipline des joueurs en dehors et sur le stade, de manière à en faire des ambassadeurs de leurs clubs en toute circonstance, selon L'Economiste.

Ce que ça va apporter

La nouvelle réglementation instaure de véritables conditions de travail, le minimum lorsqu'on entend élever le football au statut de profession. Lesdites conditions de travail ne se limitent pas à l'instauration du SMIG et des primes, vu que les clubs sont aussi tenus de souscrire une assurance pour leurs joueurs, et aussi de leur accorder des congés leur permettant d'assurer leur reconversion, après leur carrière de footballeur, qui contrairement aux autres professions, est très limitée dans le temps. L'Economiste révèle que les clubs sont désormais tenus dans ce cadre, d'accorder 2 demi-journées par semaine à leurs joueurs, afin de leur permettre de suivre ou de compléter une formation. Il leur serait en revanche interdit de pratiquer une autre activité rémunérée, ou potentiellement dangereuse.

Autre avantage, obliger les clubs à établir des contrats limitera certains abus, notamment le fait que certains clubs pouvaient indéfiniment retenir un joueur contre sa volonté, du fait du caractère intemporel de sa licence de footballeur. Le contrat établi un rapport clair à ce niveau, puisqu'il est limité dans le temps.

L'effort consenti pour dissiper les flous concernant les transferts des joueurs est aussi un des points forts du nouveau texte, qui stipule que l'officialisation d'un transfert doit être le fruit d'un accord tripartite entre le joueur, son employeur actuel, et son futur entraineur. Ceci permettra notamment d'éviter des cas de figure comme celui de l'ex-attaquant du Hassania Agadir, qui est accusé par son ancien club d'avoir résilié unilatéralement son contrat, et rejoint le club Suisse du Xamax Neuchâtel, sans qu'aucun accord n'ait été trouvé entre les deux clubs.

Là où ça coince...

Certaines dispositions de la règlementation poussent à la grimace, notamment celle qui mettrait fin aux accord de sponsoring individuels passés entre des joueurs et certains annonceurs. Ceci fait des clubs les uniques exploitants de l'image des joueurs, et les prive de facto de juteux revenus publicitaires. Espérons que leurs salaires soient à la hauteur.

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