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Enquêtes sur les activités lucratives ramadanesques

Tout le monde se plaint de la baisse d’activité pendant le mois de ramadan, sans compter le mois d’août, la fête du mouton, achoura…mais comment va-t-on faire ?
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La sonnette d’alarme est tirée chaque année en cette période et pourtant la société de consommation répond toujours présente et certains marchés sont très porteurs.

Enquête sur les activités ramadanesques les plus lucratives.

Il suffit d’observer la ruée vers les cafés après le ftour, les boulangeries et pâtisseries qui se « sucrent » bien en cette période de jeûne, le prix de la baguette qui augmente sans raison apparente, ou encore l’abondance des publicités entre 2 minutes de sitcom made in North Africa. Sans oublier l’inondation des sms de la part de vos opérateurs téléphoniques préférés qui vous proposent des communications à prix réduit et vous informent des soldes dans des magasins de prêt-à-porter (comme par hasard), les khiyatates qui doivent habiller hommes et femmes pour apparaître avec une nouvelle djellaba aux soirées de bienfaisance ou aux galas caritatifs signés VIP, les communications téléphoniques pour savoir ce qui est permis et interdit…ou les se3ayas qui émergent à chaque coin de rue sous prétexte de charité et de bonnes actions.

C’est une réalité économique, malgré la productivité ralentie faute de calories. Les budgets alimentaire, vestimentaire et téléphonique sont en top liste, s’en suivent parfois les factures médicales et pharmaceutiques en cas d’excès de chebbakiya et de hrira, surtout les premiers jours, le temps que l’estomac s’habitue aux excès en tous genres.

Certains y trouvent leur compte, d’autres se plaignent et se préparent psychologiquement un mois à l’avance à cette chute d’activité qui guette dangereusement. Mais rassurez-vous, d’autres richesses bien plus importantes sont à la portée de toutes et de tous. Il s’agit bien entendu des rencontres familiales, amicales ou professionnelles, même si certain(e)s ne peuvent s’empêcher de parler tbezniss quand même dans la mesure du possible…que voulez-vous c’est génétique. Enfin, c’est aussi et surtout l’occasion de se recueillir, de s’élever spirituellement et de renouer avec son for intérieur. Cela n’a pas de prix !

Entre prières et business, la frontière est parfois limite. Mais comme dirait Paracelse : « Tout est poison, rien n’est poison, seule la dose compte », ou plus populairement, l’excès en toute chose peut être nuisible, libre à vous de trouver la juse mesure !


Salma SENTISSI
Naturopathe, Casablanca
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