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Société Publié Le 24/08/2014 à 13h01

Violences sexuelles, Amnesty passe le Maghreb au rayon X

Si nous parlons généralement de violences envers les femmes, dans sa nouvelle campagne Amnesty International englobe toutes sortes de violences sexuelles. A savoir les mutilations, le viol, les mariages forcés, l’interdiction d’accès à l’avortement et à la contraception ou encore la violence envers les homosexuels.

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Amnesty International lance sa nouvelle campagne à travers le monde, en cherchant de nouveaux signataires à ses pétitions sur le net. L’une des pétitions concerne le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. L’ONG pointe encore et toujours, le fait que dans ces pays, nul n’est libre de son corps en cas de violence sexuelle.

Si au Maroc un violeur n’échappe plus à la justice en épousant sa victime, en Algérie et Tunisie c’est toujours le cas. Malgré ce petit pas, AI pointe du doigt le fait qu’au Maroc, la sévérité de la peine infligée change selon si sa victime était vierge ou pas.

Le mot viol dans la justice maghrébine n’a pas la même signification dans le droit international. En effet, pour le moment est qualifié de viol tout acte physique de violence. Les trois pays ne prennent donc pas en considération la violence des mots tel que le harcèlement, les insultes, les intimidations, etc.

Violences sexuelles et tabous

L’ONG met aussi la lumière sur un tabou qui a la vie dure : la violence conjugale. Au sein d’une famille, une femme violée n’ose pas porter plainte car il est encore très difficile de faire accuser son propre mari. Rappelons cependant l’histoire de l’homme qui avait violé sa femme en juin 2013 au Maroc. La Cour d’appel d’El Jadida l'a condamné à deux ans de prison. Un cas rare parmi de nombreux autres passés sous silence.

Enfin, Amnesty International donne une dernière revendication et pas des moindres, la reconnaissance du rapport sexuel hors mariage et homosexuel. Dans la plupart des cas où la victime n’est plus vierge ou homosexuelle, le viol passe inaperçu car il n’y a pas de plaintes déposées, de peur que la justice ne prenne pas en compte le dossier, ou même qu’elle se retourne contre la victime même… 

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