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Société Publié

Maroc/Santé : Un grand pas réalisé dans le domaine des allogreffes

Souffrant d’un déficit immunitaire primitif, Ayoub, 20 mois, a pu être sauvé au mois de février grâce à une allogreffe de moelle osseuse. Cette opération était la première du genre réalisée au Maroc.

Temps de lecture: 2'
Le petit Ayoub sourit à la vie

Le service d'hématologie et d'oncologie pédiatrique du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Ibn Rochd de Casablanca a réalisé en février dernier, une prouesse médicale en réalisant et en réussissant sur un nourrisson de 20 mois, une allogreffe (greffe pratiquée entre deux individus d'une même espèce) de moelle osseuse. Sans cette intervention, le petit Ayoub aurait succombé à son Déficit immunitaire primaire (DIP), une maladie qui se traduit par l'affaiblissement du système immunitaire d'une personne à partir du sixième mois de la vie, lorsque  les défenses immunitaires de la mère ont totalement disparues du corps de l'enfant.

L’intervention qui a sauvé Ayoub consistait en un prélèvement de moelle osseuse chez un parent compatible, et ensuite en une transfusion de ce prélèvement sur Ayoub. Mais l’intervention a nécessité une longue préparation du jeune patient pour éliminer les microbes de son corps, puis des soins en milieu stérile pour que le nouveau greffon produise des globules blancs compétents, explique Aziz Bousfiha, professeur de pédiatrie à l'hôpital des enfants du CHU Ibn Rochd.

Ce type d’intervention, et ses coûts astronomiques n’auraient pu  être supportés par les parents démunis d’Ayoub. Ceux-ci ont néanmoins pu compter sur le soutien de l’Association Hajar, présidée par le professeur Bousfiha, qui assure le suivi de 200 enfants atteints de DIP à travers le pays, révèle la MAP. L’association porte le nom de la première patiente diagnostiquée positive à un  DIP en 1997, et qui y a succombé, faute de moyens.

La Tunisie était jusqu’ici le seul pays où ce type d’intervention était possible sur le continent. Le retard accusé par le Maroc dans le domaine était surtout dû à un manque d’infrastructures et de personnel qualifié. Dans le quotidien Aufait, le professeur Bousfiha explique : «…nous manquions de tout. D'abord, d'infrastructures car nous ne disposions pas des chambres de flux laminaires, cadre idéal pour réaliser ce type d'opérations. Ensuite, il y avait l'inexpérimentation de nos praticiens dans ce domaine et un obstacle psychologique à relever…».

Le CHU ibn Rochd s’est doté depuis des infrastructures nécessaires, et  dispose désormais du personnel adéquat. Le cas d’Ayoub a donc démontré la capacité de réaction du Maroc face aux DIP dont 20 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année sur des nourrissons. Il se trouve cependant que le CHU Ibn Rochd est le seul centre équipé pour assurer ce genre d’interventions.

Maroc/santé
Auteur : bzou
Date : le 03 juillet 2010 à 10h28
Savoir qu'il existe au Maroc une issue pour ces malades me réconforte réellement.
Je pense que le civisme et la lutte contre les maux sociaux que ce soit aux niveaux des hopitaux ou ailleurs EST L'AFFAIRE de TOUS ce n'est pas du ressort de l'Etat uniquement .Il y a des moyens et des outils juridiques pour combattre ces maux ou du moins réduire leur intensité .
Maroc/Santé
Auteur : garry
Date : le 01 juillet 2010 à 17h22
C'est bien beau tout çà ,et c'est fait dans un CHU.
Les hôpitaux au Maroc sont sales et le pauvre a difficile à se faire soigner.
prix par jour 250dh + médicaments linge et tout +graisser la pâte de l'infirmier ou de l'infirmiere.
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