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Politique Publié

Légalisation du kif : Des associations rifaines mènent la fronde contre les projets du PAM et l’Istiqlal

Il n’y a pas que les islamistes du PJD qui s’opposent aux propositions de loi du PAM et de l’Istiqlal visant la légalisation de la culture du kif. Le tissu associatif rifain adopte la même position, mais pour d’autres raisons. Deux ONG du Rif accusent les deux partis de servir les intérêts des multinationales et non des petits agriculteurs.

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La campagne tambour battant conjointement orchestrée par le PAM et l’Istiqlal pour la légalisation de la culture du kif  se heurte au refus d’une partie de la société civile de la région nord-est du royaume. Deux ONG, l’Association Amazighs-Senhaja Rif et l’Association du développement du Rif central, mènent une fronde contre les projets de la Balance et du Tracteur.

Les multinationales les grandes bénéficiaires et non les petits agriculteurs

Les deux ONG se sont réunies à Ketama, haut lieu de la culture du kif, pour dénoncer les initiatives des deux formations de l’opposition, estimant qu’elles ne devraient pas profiter aux petits agriculteurs mais seulement aux multinationales. Celles-ci, selon les participants à une conférence sur le sujet, seraient les grandes bénéficiaires des opérations de cessions des terres agricoles sous prétexte de la légalisation de la plante.

En revanche, la situation financière des petits fellahs du Rif ne subirait pas la moindre évolution. Actuellement, ils vendent leurs récoltes pour un prix dérisoire aux barons locaux de la drogue. Une fois la légalisation adoptée, ils seraient contraints de faire la même chose avec les multinationales. Du processus de l’industrialisation, ils seraient complètement écartés, avertissent les deux associations.

Ressusciter le Dahir royal de 1917

Dans l’ensemble, les deux ONG adhérent au principe de légalisation du kif, mais elles souhaitent qu’elle soit réservée aux régions de Ketama, Béni Khalid et Béni Sdat. Cette exigence épouse les régions où la culture du kif était autorisée par le Dahir royal de 1917, sous condition de vendre la récolte à la société Régie Tabac. Mais d'année en année, la surface dédiée à la culture du kif a connu une extension, atteignant même Larache.

Pourtant cette autorisation avait été plutôt éphémère puisqu'elle s’était vite muée en interdiction totale. En effet, le 2 décembre 1922, un autre Dahir classait le kif dans la catégorie des produits stupéfiants au même titre que l’opium et la cocaïne. Un classement entériné par une autre décision royale datant du 20 avril 1954 réservée exclusivement à la prohibition de la culture du kif dans la zone sous protectorat français. Sous l’indépendance, le Dahir du 24 mai 1974 n’avait fait que consacrer cet état des lieux.

Interdiction totale
Auteur : Hamza
Date : le 25 juillet 2014 à 16h27
L'interdiction totale de ce poison est la seule voie de la sagesse. Que veux ton aux marocains, disloquer sa société; une petit bénéfice financier mais d'immenses dégâts dans la société qui va être sujette à l'augmentation des fléaux de la violence, du crime, des vols, sans parler de la dislocation de la cellule familiale fragilisée par la consommation de ce poison couteux en terme de santé et en terme financier. Comment des responsables politiques osent ils mettre en péril la population avec tant de froideur. Les leaders maffieux de l'Istiqlal et du PAM sont indignes de diriger le pays.
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