Menu

Politique   Publié

Hassan Aourid évoque les « imprécisions » du livre du prince Hicham sur France 24

Pour beaucoup, les parcours de Hassan Aourid et du prince Hicham sont identiques. Tous les deux ont fréquenté le Palais et tous les deux ont été poussés à le quitter. C’est là que s’arrête la comparaison entre le cousin de Mohammed VI et son ancien historiographe. France 24 a donné l'opportunité à Aourid de lancer des messages à qui de droit. Détails.

Temps de lecture: 2'
Hassan Aourid sur France24

Un mois après la publication du «Journal d’un prince banni», Hassan Aourid, le premier porte-parole du palais sous le règne de Mohammed VI, critique certains passages du livre. Et c’est à fleurets mouchetés qu’Aourid a préféré aborder le sujet, à l’occasion d’un entretien accordé, vendredi après-midi, à la chaîne France 24/arabe.

D’emblée, il refuse toute comparaison avec le cousin du roi Mohammed VI. «Il ne s’agit pas de me plaire ou non. C’est une comparaison qui n’est pas exacte. Le prince Moulay Hicham est un membre de la famille royale, ce qui n’est pas mon cas», réplique Aourid au journaliste.

«Je n’ai jamais eu de relation avec le prince»

L’ex-historiographe du royaume a confié qu’il a «toujours évité d’aborder le sujet des positions de Moulay Hicham, considérant qu’il s’agit là d’une question strictement familiale». Et ce n’est d’ailleurs pas la seule explication qui justifie cette prise de distance. Comme il le souligne, lui-même, «en 1994, j’ai été accusé d’être un proche du prince Moulay Hicham alors que nous étions tous les deux à Washington». A l’époque, Hassan Aourid travaillait à l’ambassade marocaine à Washington sous les ordres de son supérieur hiérarchique Mohamed Benaissa, un homme avec lequel Aourid n’était guère en bons termes. «Je tiens à préciser que je n’ai jamais eu une quelconque relation avec le prince, à l’exception des salutations de passage lorsqu’on se rencontrait à Washington».

Le livre manque de précisions

Après cette mise au point, l’ancien wali de Meknès entre dans le vif du sujet : la critique du «Journal d’un prince banni». Pour Aourid, le livre comporte des «imprécisions» historiques. «Mohamed Cherkaoui n’est pas un des signataire du Manifeste de l’indépendance du 11 janvier 1944, comme cela figurait dans le livre». Il déplore également que le prince n’a pas dit toute la vérité sur la participation du colonel Fniri, un compagnon du père de Moulay Hicham, lors de la tentative de coup d’Etat de 1971. «Le colonel avait même tué par balle un membre du secrétariat particulier du roi Hassan II».

Le journaliste qui animait l’émission est intervenu pour annoncer que le livre a quand même "une portée politique", une conclusion qu’Aourid réfute. A sa manière, il a essayé de la démolir en douceur. Il commence par s’interroger «si elle existe réellement» pour ensuite asséner que «la subjectivité a nui à cette portée politique (…) au final, nous avons un témoignage parmi tant d’autres sujets à être critiqué».

Intelligent
Auteur : EL MOROCCO
Date : le 11 mai 2014 à 18h37
Voila un homme intelligent dynamique et cultivé,il est dans l'air du temps,dommage que le makhzene l'est poussé dehors.De l'interieur il aurait été utile pour la modernisation de ce systéme.Quand on le compare à un certain Lamrini ,il n'y a pas photo!!
pas d'accord
Auteur : anass_75
Date : le 11 mai 2014 à 17h28
C'est pas logique ce que tu dis. Il a aucune utilité pour quiconque. Suivant ton raisonnement. Si le peuple renversait la monarchie, moulay hicham n'aurait aucune légitimité car il fait partie de la famille royale et c'est mal connaître les marocains de croire qu'ils pourraient songer remplacer le roi ou ses deux successeurs légitimes ( Moulay Hassan et Moulay Rachid) par le cousin qui arrive qu'au 3eme rang pour la succession, qui est métisse libanais et qui de surcroît nuit au Maroc à cause de sa jalousie envers son cousin.
Le Roman du prince Hicham
Auteur : Hamza
Date : le 10 mai 2014 à 16h22
Le livre du prince Hicham est un vécu romancé.

Le prince Hicham prépare son retour au bercail de la famille royale, on le sent bien.

C'est un faux opposant protégé par les américain , qui peut leur être utile en cas de besoin, et au cas où la monarchie marocaine se fasse renverser par le peuple du Maroc. Ca serait une alternative toute prête à la monarchie marocaine officielle et susceptible d être acceptée par les marocains en phase d'instabilité.
Emission spécial MRE
2m Radio + Yabiladi.com