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Société Publié

Le Maroc nie en bloc le rapport HRW sur les migrants subsahariens

Human Rights Watch a publié ce lundi, un rapport sur la situation des droits des migrants au Maroc. Face aux nombreuses accusations graves et déjà connues, les autorités marocaines nient en bloc et sans nuance.

Temps de lecture: 2'
Nador, Maroc, novembre 2012 – Un migrant originaire du Mali allongé dans une grotte qui lui sert d’abri.© 2012 Gianfranco Tripodo/contrasto/Redux

«Nous avons décidé de publier ce rapport aujourd’hui pour que le Maroc ne rate pas complètement les opportunités offertes par la réforme de sa politique migratoire», a expliqué ce matin Katya Salmi, chercheuse titulaire d’une bourse ACLS à Human Rights Watch, lundi 10 février, au Club des avocats, à Rabat. Elle est l’auteur du rapport «Abus et expulsions » de HRW, publié ce lundi, sur les violences infligées aux migrants subsahariens au Maroc sur une période allant d’avant et après l’amorce de la réforme de la politique migratoire marocaine.

Le rapport, en lui-même n’apporte guère d’informations nouvelles, mais, par l’importance de HRW il sert de porte-voix aux associations locales qui continuent de dénoncer les violences commises par les forces auxiliaires dans le nord du pays. Ainsi, tous les témoignages recueillis par Katya Salmi et Brahim Elansari, assistant de recherche à HRW ont pu être réunis grâce à l’aide des associations de terrain au Maroc.

HRW comme porte voix

La puissance de HRW leur a ainsi permis d’obtenir une réponse détaillée des autorités marocaines. En dépit des «nombreuses violations des droits des migrants» reconnues par le CNDH dans le rapport à l’origine de la réforme de la politique migratoire marocaine, en septembre dernier, les autorités restent dans un déni complet. «Les déclarations des migrants étrangers au Maroc se rapportant à de ‘prétendues exactions et contrôles abusifs de l’identité des migrants étrangers au niveau de Nador et Oujda’, sont également dénuées de tout fondement», indiquent notamment les autorités marocaines.

Ces ‘prétendues exactions’ sont pourtant unanimement pointées du doigt par les associations marocaines de défense des droits de l’homme. La réforme dans les faits de la politique d’asile, les droits réels accordés aux réfugiés, l’ambitieux processus de régularisation sont salués par HRW, mais n’ont pas été synonymes du rétablissement de tous les migrants dans leurs droits à la faveur de la nouvelle politique marocaine.

Eloignés des frontières plutôt qu'expulsés

«Depuis octobre, environ, il n’y a plus d’expulsion à la frontière maroco-algérienne. Les personnes qui auparavant étaient raflées à Oujda, Nador, Mélilia et Sebta pour être expulsés en Algérie, sont aujourd’hui emmenées en bus à Rabat et Casablanca», explique Eric Goldstein, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.

«Chaque soir, ce sont 5 bus qui amènent à Rabat des migrants raflés à Nador et Oujda», témoigne Hélène Yamta, présidente de la voix des femmes migrantes au Maroc. Arrivés à Rabat, ils sont libérés, lâchés dans la nature sans argent, ni repère. Aujourd’hui ceux qui ont été arrêtés en tentant de franchir les barrières de Sebta et Mélilia se retrouvent dans les rues de Rabat. Leurs blessures, témoignages directes de la violence des coups de la Guardia civil espagnole et des forces auxiliaires marocaines sont à présent visibles au cœur de la capitale marocaine.

La publication du rapport de HRW intervient quelques jours à peine après que plusieurs migrants ont été retrouvés morts noyés au large de Sebta pour avoir tenté de rejoindre l’enclave espagnole à la nage ou dans une embarcation de fortune.

Il y a 15 ans comme si c'était hier....
Auteur : pouic2011
Date : le 11 février 2014 à 19h00


D'Amérique Latine,D'Europe de l'Est,De l'autre côté du rideau de fer,D'Afrique sans commencer à citer tous les noms,cela fait plus que 15 ans comme si c'était hier...

Wa F3aylo Kayedwiw 3lih..... Ashab l HAMZA.....
!
Auteur : participant
Date : le 11 février 2014 à 18h01
C'est évident que c'est un problème complexe. Et la solution est à trouver avec l'Espagne et l'EU pour Sebta.
Le coût en hommes et en temps pour la gestion de ces immigrés de passage est largement supérieur aux quelques euros que l'E.U donne au Maroc pour l'aider à gérer un dossier que l'E.U ne sait pas gérer.
C'est à nous de trouver un nouveau model à la marocaine pour régler ce phénomène qui va prendre de l'ampleur dans les années à venir...



Pouic.....pouic...pouic... pour info : hassan 2 est mort il y a 15 ans
Même quand il est mis devant le fait accompli,le Maroc garde toujours la même position....ÉTAT VOYOU.....
Auteur : pouic2011
Date : le 11 février 2014 à 10h03
Le sanguinaire d'Hassan II n'a jamais rien reconnu,ni disparitions,ni tortures,ni enlèvements,ni Dar Bouazza,ni Tazmammart,ni les villas de tortures au Souissi,ni les autres à Tanger.......

Le Maroc c'est son stratagème,IL NIE TOUT EN BLOC.........Manières de ces sanguinaires du siècle dernier.
Klaus Barbie n'a jamais rien avoué,il a tout simplement dit qu'il agissait sous les ordres..... de ses supérieurs...dont il ignore les NOMS ET LE GRADE...
Dernière modification le 11/02/2014 10:30
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