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Sport Publié

Botola : L’ex-capitaine du Raja accuse son club de trucages de matches

Jusque là ce n’était que des rumeurs qui courraient sur des primes et des valises pleines de billets de banques accordées à des équipes de football ou à certains joueurs pour lever le pied lors des dernières journées de la Botola. Le public en parlait dans les cafés, sans pour autant avoir de preuves. Mais c’est la première fois qu’une personne du «milieu» en révèle l’existence. Les déclarations de l’ex-capitaine du Raja de Casablanca sont une nouveauté. C’est une copie du scandale de l’OM-Valencienne du temps de Bernard Tapie à la tête du club phocéen, à la sauce marocaine. Détails.

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Le football marocain n’est pas à l’abri des ravages de la corruption. Les titres ne seraient pas seulement le résultat des performances des joueurs et du staff technique mais pourrait aussi se gagner grâce à des intermédiaires. Ces derniers emploieraient des sommes sonnantes et trébuchantes pour convaincre les adversaires de lever le pied le temps d’une rencontre ou un arbitre de siffler des pénaltys douteux en faveur de l’équipe qui a les moyens de s’offrir leurs services. Une pratique qui serait courante chez le Raja, à en croire  le défenseur Amine Erbati.

L’ex-capitaine des Verts vient de jeter un pavé dans la marre en accusant la direction du grand club casablancais, champion du Maroc 2012-2013, de tentatives visant à acheter la «collaboration» de certains footballeurs. Erbati affirme, en effet, dans un entretien paru dans l’édition du 16 septembre du bi-hebdomadaire sportif Al Massae Arriyadi, que les joueurs contactés par le Raja ont refusé de trahir leurs clubs. Et de préciser que cette opération serait l’œuvre d’un «intermédiaire» qui s’occuperait de toutes les  démarches y compris le montant de la corruption, et ce, en concertation avec l’entraineur du Raja.

La direction du Raja compte poursuivre Erbati en justice

Suite à ces accusations, de surcroît émanant d’un enfant du club, la réaction rajaouie ne s’est pas trop faite attendre. Hier soir, le bureau du champion du Maroc a tenu une réunion d’urgence afin de décider des mesures à prendre contre Amine Erbati. Vers 21 heures, le site du Raja diffuse un communiqué, très bref, annonçant que la direction a donné son feu vert aux avocats du club pour entamer la procédure adéquate en vue de poursuivre en justice l’ex-capitaine et Al Masse Arriyadi pour avoir publié l’entretien.

On se dirige donc tout droit vers un procès très médiatisé. Le linge sale, non pas seulement celui du Raja, mais également celui des autres clubs de la Botola, pourrait être lavé devant les tribunaux. A moins qu’une tentative de «réconciliation» entre Erbati et le Raja vienne tout stopper. Une perspective envisagée afin justement d’éviter que la face obscure du football national ne soit révélée en détail au grand public.

Le cas du Raja Béni Mellal toujours devant la justice

Quelques heures après les déclarations d’Amine Erbati le tribunal de première instance de Béni Mellal a décidé de poursuivre plusieurs cadres du Raja Béni Mellal pour corruption. Les prévenus, tous en état de liberté provisoire à l’exception du principal mis en cause, sont le président du club, un autre dirigeant du bureau, un gardien et quatre autres joueurs.

Ces derniers auraient reçu des «primes» de la part du KAC de Kénitra lors de la 29e journée, lors de la saison 2012-2013, qui s’est jouée le 26 mai 2013. La manœuvre aurait apparemment bien marché, puisque le KAC avait écrasé le club mellali 4-0. Une victoire qui a évité à Kénitra la relégation en 2ième division. En revanche, la direction du KAC n’a pas été poursuivie dans cette affaire.

Forza wydad
Auteur : hotmanbko
Date : le 18 septembre 2013 à 23h24
Ça m'étonne pas vu le niveau du championnat national au moins ce mr erbati à eu le courage de dénoncer c pratiques que tout le monde connaît bref il faut remettre à niveau les infrastructures clubs arbitres supporters tout es à refaire
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