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Politique Publié

Danielgate : Un autre exemple du manque de communication entre le palais et le gouvernement

L’éclatement du Danielgate est un exemple, de plus, attestant du manque de communication entre le palais et le gouvernement. Avant les deux sorties du cabinet royal, samedi et dimanche, Mustapha Ramid se démêlait comme il pouvait à présenter des justifications à une décision qui n’était pas de son ressort. Abdelillah Benkirane étant resté aux abonnés absents. 

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Abdelilah Benkirane et le roi Mohammed VI / DR

Dans l’affaire de Daniel Galvan c’est le ministre de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid, qui s’est trouvé, à son corps défendant, au cœur du scandale, contraint de jouer le sapeur-pompier, tentant d’éteindre les feux en publiant des communiqués et d’accorder des déclarations à la presse. Il a agi seul, vite, voire même trop vite, et du coup a multiplié les contradictions. Le PJDiste n’a même pas eu le temps de savourer la distinction qu’il a eu, des mains du roi Mohammed VI, le jour de la Fête du trône pour le travail accompli à la tête de la commission de la réforme de la justice.

Sans aucun soutien, Ramid a commis des bourdes

Au début de l’affaire, Mustapha Ramid s’est retranché derrière le «no comment», précisant à l’AFP qu’il «n’est pas habilité à commenter» la grâce royale accordée à l’Espagnol violeur de onze enfants marocains. Et puis, il annonce que «l’administration a pour mission d’exécuter» les ordres, une manière pour lui de renvoyer la balle dans le camp du palais, pour enfin conclure que «cet individu fera l’objet d’une extradition, et il sera interdit d’entrée au Maroc». Cette incohérence des propos du ministre, s’est aggravée le 2 août.

Dans un communiqué, dûment estampillé du département de la Justice, Ramid commet encore une fois une bourde. Faisant table rase de ses précédentes déclarations à l’AFP estimant qu’il n’est pas habilité à commenté la libération de Daniel Galvan, il commence par souligner que «la grâce dont ont bénéficiée des détenus espagnols s’inscrit dans le cadre des relations amicales et stratégiques entre les deux pays amis».

«Il s’agit, donc, d’une décision royale prise, sans aucun doute, pour des raisons d’intérêt national». Essayant de mettre un terme au débat qui secouait, et continu de l'être, une société civile hostile à la grâce, le ministre explique «si une personne, impliquée dans des crimes» a pu être relaxée,  «elle a été extradée vers son pays et interdit d’entrer sur le territoire national» par respect pour les «sentiments des victimes».

Ramid a tenté de combler le vide laissé par Benkirane et le palais

En dépit de ces écarts de communication, la conduite de Mustapha Ramid n’est pas condamnable. Contrairement, à son collègue à la communication qui disait qu’il «n’est pas au courant» des détails de la grâce, le ministre de la Justice a essayé, comme il a pu, de remplir un vide provoqué par la timidité du chef de gouvernement et du palais. Judi dernier, Abdelilah Benkirane, lors de la réunion du conseil du gouvernement, a préféré s’étaler, devant les caméras des chaines officielles, sur une banale altercation entre une femme au volant de sa voiture et un policier de la circulation au lieu d’exprimer sa compassion envers les familles des victimes.

Quant au palais, il a attendu de mesurer l'intensité de la vague de contestation des rassemblements de vendredi pour réagir en deux temps, samedi et dimanche. L’option d’une troisième communication est fortement envisageable, ne serait-ce que pour informer l’opinion publique sur les résultats de l’enquête ordonnée par le roi Mohammed VI.

Le PAM et le PPS, les premiers partis à demander une enquête

Avant même la diffusion des deux communiqués du cabinet royal, le bureau politique du PAM (opposition) a demandé, dans la soirée de jeudi, l’ouverture d’une enquête. Dans l’après-midi du vendredi, c’est au tour du PPS, formation de la majorité gouvernementale, d’emboîter le pas aux amis de Mustapha Bakkoury.

«Le Parti du Progrès et du Socialisme insiste avec force sur la nécessité d’ouvrir une enquête qui puisse déceler à quel niveau des instances concernées cette grave erreur a été commise avant de soumettre la liste des graciés à Sa Majesté, et mettre toute la lumière sur les responsabilités et prévoir les mesures et les sanctions idoines», souligne le texte des camarades de Nabil Benabdellah. Quant aux autres partis, ils n'ont réagi qu'au lendemain du premier communiqué du cabinet royal. Le rituel. En revanche, le CNDH, ne s'est pas encore exprmé sur cette affaire. Driss El Yazami et Mohamed Sebbar, semblent prendre tout leur temps.

Les tribulations d'un Roi aux abois et en quête de populisme
Auteur : Sylvester 2012
Date : le 06 août 2013 à 16h52


Quelle bourde royale,une fois qu'il s'est rendu compte tous les serviteurs se sont mis en route pour blanchir S.M. et mettre toute la lumière sur les responsabiltés,les siennes d'abord et celles de ses serviteurs nommés par ses propres soins.
Rien ne change et le Roi garde son pouvoir absolu malgrè la nouvelle constitution.
pjd
Auteur : le diable
Date : le 06 août 2013 à 08h32
la preuve que rien n a change!!!!!!
sa majeste mal ...informer !! oups !!!
Auteur : bekdz
Date : le 06 août 2013 à 06h21
ca m étonnerai beaucoup , que ca soit une bourde ou sa majeste soit mal informer , helas! mensonge couronné !
sa majesté n échappe a aucune infos , je dirai mieux c est l infos qui galope vers lui sans qu il la demande , en tous cas chapeau a mes frere marocain , il nont plus la gueule dans leurs poches. et ne pissent plus ds leur froc ! les marocain ont révolu... bekdz
re celui qui savait tout
Auteur : Aicha vanilly
Date : le 06 août 2013 à 01h22
loin de vouloir blanchir le disgracieux Daniel de son crime, mais je pense qu'il faut placer chaque chose dans son contexte. les démarches entamées, renvoi du délégué de l'administration pénitentiaire, l'activation de discussions entre Ramid et son homologue espagnol et l'arrestation de daniel galvin versent dans la rectification de l'acte de libération de ce pédophile...il est clair qu'il y a eu un dysfonctionnement dans l'établissement de la liste de grâce, mais voilà, je ne pense pas que Sa Majesté fait semblant comme tu dis...a bas galvin et les magouilleurs qui ont cherché à piéger notre pays
.............
Auteur : Daït Aoua
Date : le 05 août 2013 à 21h10
Faut savoir comparer les pommes avec les pommes...
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