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Economie Publié

Le Maroc commence à réduire les subventions sur le pétrole et le sucre

Le ministre des Affaires générales annonce la réduction des subventions publiques accordées aux produits de première nécessité sous la pression du FMI. Ouvrir la réforme de la caisse de compensation à la veille du ramadan a de quoi surprendre.

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A la veille du ramadan, alors que la période est généralement propice à une hausse des prix, le gouvernement marocain annonce qu’il va commencer à réduire les subventions publiques pour les produits de première nécessité. «Nous allons activer dans les deux prochaines semaines - avant le ramadan - l'ajustement automatique des prix pour les produits énergétiques et le sucre, à l'exception du gaz de ville», a déclaré, le ministre délégué aux Affaires générales et à la Gouvernance, Mohamed Najib Boulif, hier, jeudi 21 juin, dans une interview à Reuters.

La décision du gouvernement entraînera nécessairement une hausse des prix, mais le ministre a souligné qu'il ne s'agissait pas d'une libéralisation totale des prix et que des plafonds seraient imposés. Le changement devrait permettre au gouvernement, pour une baisse des subventions de 20%, pour se limiter à 42 milliards de dirhams afin que le déficit publique reste à l’intérieur des limites fixées pour le budget 2013.

En 2012, la caisse de compensation a coûté 53,36 milliards de dirhams à l'Etat, soit 6,4% du PIB. 32,4 milliards de dirhams ont été dépensés pour le pétrole, 15,8 milliards de dirhams pour le gaz et 5 milliards de dirhams pour le sucre. La réforme globale de toute la caisse de compensation devrait aboutir «d'ici la fin de l'année et nous pourrons l'intégrer au budget national de 2014», a ajouté Najib Boulif.

Pression du FMI

Début avril, la mission d’experts du FMI, venu sonder l’économie nationale et les finances publiques, a quitté le Maroc après avoir rencontré le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane. En jeu, la «ligne de précaution» de 6,2 milliards de dollars accordée le 3 août 2012 par le FMI. Pour la conserver, le Maroc s’est engagé à réformer la caisse de compensation, c'est-à-dire le système de subventions publiques aux produits de première nécessité, comme le pétrole, le sucre ou la farine, qui vise à assurer des prix raisonnables pour les consommateurs marocains et par là même à calmer la grogne sociale.

«Les experts [du FMI, ndlr] et les autorités s'accordent à dire que le système actuel de subventions généralisées sur la plupart des produits énergétiques et sur certains produits alimentaires doit être réformé, car c'est une façon inefficace de soutenir les pauvres et une charge sur le budget. Conformément à leur intention au moment de l’aprobation du PLL [ligne de précaution, ndlr], les autorités envisagent de limiter le coût de la subvention à environ 4,5% du PIB en 2013[…]», indique clairement le rapport des experts du FMI.

Les émeutes du pain bis ?

La situation économique actuelle du Maroc rappelle beaucoup celle qu'il avait connu, dans les années 80, aux prises, de la même façon, avec les injonctions du FMI. En juin 1981, le roi décide de réduire fortement plusieurs subventions sur des produits de première nécessité dans le cadre du programme d'ajustement structurel voulu par la Banque mondiale et par le Fonds monétaire international. Avec la sécheresse, les prix s'enflamment et l'inflation augmente de près de 12,5% cette année là. 

Le royaume fête aujourd'hui même l'anniversaire des émeutes de Casablanca provoquées par cette hausse des prix des produits de base. Les 20 et 21 juin, l'état de siège avait été déclaré, des manifestants torturés et tués par l'armée. La période s'est soldée par la mort d'au moins 144 personnes, probablement plusieurs centaines à un millier de blessés, et l'arrestation de milliers de personnes.

maintenir la subvention publique
Auteur : sefrou_0001
Date : le 27 juin 2013 à 15h42
L'Etat n'a ni les moyens ni le temps (il faut agir vite) de créer une caisse d'aide pour les plus nécessiteux. En plus, je doute de la viabilité (corruption) d'un tel dispositif, le Maroc n'est pas encore prêt. Pour ma part, je pense qu'il faut maintenir les subventions publiques pour les produits de base (gaz, farine, huile d'olive, sucre) contre une taxe sur un produit courant qui ne concerne que les populations les plus aisées, mais quel produit courant ? Je pense aux produits bancaires (tenu de compte et livret...), cette taxe serait un taux sur service bancaire à partir d'un seuil de revenu. Si on ajoute une diminution de l'aide sur les produits pétroliers (hormis certaines branches professionnelles comme le transport, le btp...) au final il est possible de maintenir les subventions publiques et indirectement de la cibler aux plus pauvres des marocains.
Realité de l'administration
Auteur : Youssef94
Date : le 27 juin 2013 à 10h54
Pour geré, organisé une administration comme la CAF en france au maroc n'est pas aujoudhui possible regardez l'homme qui c'est immole par le feu pour un document administratif.
http://www.yabiladi.com/articles/details/18110/maroc-homme-s-immole-pour-document.html
quant on est deseperé avoir à faire à cette administration c'est la pire de chose. Je vous parle meme pas pour avoir un acte de deces en plus du chagrin vous avez en face de vous un personne qui pense qu'à vous soutiré des DHs. Et du service cadastral une grande mafia.vous avez tous des exemple en tete.J'imagine meme pas une administration pour distribué des millions allocations . dans le futur peu etre mais pas maintenant.

je suis POUR la caisse des compensation reduisons la part de l'energie il est vrai mais touché pas au blé sucre huile et autre danré c'est plus efficace . il ne faut surtout pas liberalisé ce marché. liberalisé l'administration au moin une partie.

moins de caisse ça revient à la meme chose qu'augmentéer la TVA c'est l'impot le plus injuste.
salam
Auteur : nature46
Date : le 26 juin 2013 à 18h30
Ce mot dignité n existe pas dans le vocabulaire des riches !!!
Le pere noel c est quand pour les musulmans ?
Auteur : nature46
Date : le 26 juin 2013 à 18h28
Les rêves font parti de l homme alors continuer de rêver ou demander au créateur d aider les pauvres !!! Nous vivons à une époque ou les riches s enrichissent et les pauvres s apauvrissent !!!
les alternatives a cette caisse
Auteur : kchaneb
Date : le 25 juin 2013 à 01h08
A priori mettre un système d'aide semble etre difficile voire impossible au maroc.
Un proverbe dit à l'impossible nul n'est tenu, j'ajouterais seuls les nuls sont tenus par l'impossible.
Tout d'abord je me souviens (durant mon enfance) que pour construire la mosquée Hassan, les marocains avaient su se mobiliser (de gré et souvent de force) pour lever des fonds. Je ne vois pas pourquoi à l'ere d'internet de la carte nationale biometrique et de l'informatisation a tout va il ne serait pas possible de ficher et distribuer une aide.
Donc les solutions existent. Il faudrait d'abord que seuls les personnes en faisant la demande bénéficient de cette aide ce qui eliminera beaucoup de personnes. Les etrangers et les entreprises ne pourront pas beneficier de cette aide (comme c'est le cas avec la caisse).
Avec le système du mkadam/caid les agents publics sont capables d'en dire plus sur votre vie que votre propre mere.
une fois identifié il existe de nombreux marocains non bancarisé. Les bureau de wafacash, western union et de la poste reverseront cette aide.(en France dans les annees 80 les allocations familiales etaient distribuées par les postiers) ...
Bien sur il y aura beaucoup d'abus mais a mon avis ce système pourrait faire diminuer la facture d'au moins 50% (c est juste 25 millards de dhs)
mais ça doit être trop complique pour le Maroc.
Un etat fort doit etre aussi bien capable de collecter (impots) que de redistribuer (aide). Nous sommes incomptetents pour les deux ...



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