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Société Publié Le 04/06/2013 à 13h30

Trafics de bébés à Mélilia : L'Espagne recherche 16 mères biologiques marocaines

A présent la Cour de première instance et d’instruction de Mélilia n°2 lance un appel à témoins pour retrouver les mères marocaines de 16 personnes qui ont grandi en Espagne suite à leur adoption frauduleuse par des couples espagnols. En mai dernier, la garde civile espagnole révélait l'existence d'un trafic de nouveaux nés entre le Maroc et l'Espagne via Melilia. Au moins 28 enfants en ont été victimes et autant de mères.

/DR

La justice espagnole cherche à rassembler les dernières et parmi les plus importantes pièces du puzzle : les mères marocaines qui ont abandonné ou vendu leur enfant aux trafiquants espagnols. Le 7 mai dernier, la guardia civile espagnole a annoncé avoir mis au jour un trafic d’au moins 28 bébés marocains retirés ou rachetés à leurs mères et revendus à Mélilia à des couples espagnols en mal d’enfants dans les années 70 et 80. A présent la Cour de première instance et d’instruction de Mélilia n°2 lance un appel à la collaboration de tous pour parvenir à retrouver 16 mères marocaines, a indiqué hier, lundi 4 juin, EFE.

14 victimes de ce trafic d’enfants ont déjà été identifiées grâce à l’instruction espagnole, dont une mère marocaine enceinte dont les trafiquants ont pris l’enfant à sa naissance. «L’objectif de toute enquête est de parvenir à la vérité et de faire justice, en découvrant et en décrivant la perpétration des crimes, avec tous les détails des circonstances qui peuvent influer sur sa qualification, et la culpabilité des délinquants», explique le communiqué de la Haute cour de justice d’Andalousie, de Sebta et de Mélilia pour justifier son appel à témoin.

30 ans sont passés

Dans cette affaire, la justice espagnole veut parvenir à identifier les mères biologiques de 16 victimes potentielles, mais il se peut qu’il y en ait d’autres. «Au regard de tous les résultats obtenus jusqu’à présents, ne pas utiliser tous les recours à notre disposition pour identifier les mères biologiques serait irresponsable de la part de cette instruction», ajoute le communiqué de la justice.

S’il est si difficile aujourd’hui d’identifier les mères marocaines de ces enfants, c’est que l’affaire, bien que révélée il y a un mois, remonte aux années 70 et 80. Les enfants ont aujourd’hui entre 30 et 40 ans, leurs mères entre 45 et 70 ans. L’utilisation de faux documents d’identités par les trafiquants et le fait que certaines mères marocaines n’aient jamais déclaré la naissance de leur enfant à l’état civil marocain opacifient les origines des enfants.

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