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Sport Publié

Football - Maroc: L’envers du décor du match…nul face au Togo

Le match…nul de l’équipe nationale du Maroc face au Togo, samedi, sur la pelouse de Rabat, a pour effet direct de réduire à néant les chances des Lions de l’Atlas de participer au prochain mondial qui se déroulera en Afrique du sud, lors de l’été 2010.
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Un (nouveau) coup dur pour le peuple marocain, particulièrement sensible aux résultats de «son» équipe nationale. Face à une formation togolaise, handicapée par l’absence de son maître à jouer, Adebayor, les joueurs de Roger Lemerre ont été dans l’incapacité de s’imposer sur leur terre et devant leur public (venu peu nombreux au stade et dans les…cafés).

Comme si un certain fatalisme s’était installé chez les marocains. «Le football marocain, c’est fini. Le temps où les joueurs faisaient vibrés le pays est révolu. Aujourd’hui, on assiste au déclin du foot national. Pas d’âme, peu d’envie, voilà à quoi ressemble notre équipe nationale», lâche un jeune Casablancais, passionné de ballon rond.

Ame, envie, amour, respect, solidarité, esprit d’équipe, joie de vivre ensemble,…tels sont les «maux» dont souffrent les Lions de l’Atlas. Blessés dans leur orgueil, certains joueurs n’ont pu retenir leur colère au coup de sifflet final. «Depuis notre déplacement au Cameroun, on a polémiqué sur la blessure imaginaire ou pas de Marouane Chamakh. Avec d’un côté le discours officiel de la fédération marocaine et de l’autre, celui des médias et de l’opinion publique. Oui, Marouane Chamakh ne s’est pas senti apte à disputer cette rencontre pour des raisons plus d’ordre psychologique et morale que physique», indique un joueur proche de Chamakh et qui a préféré préserver l’anonymat.

Qu’entend-il par des «raisons d’ordre morale» ? Certainement, l’ambiance qui règne au sein de l’équipe nationale, depuis la CAN 2008. Depuis, rien n’a évolué, selon les dires de nombreux joueurs. Ni le départ des «barons» de la fédération ni la prise en main de Roger Lemerre ni l’installation du nouveau président de la fédé, Ali Fassi Fihri.

En clair, rien n’a changé. Pis. Le fossé entre les joueurs évoluant à l’étranger (dont beaucoup de MRE) et ceux qui évoluent dans le championnat national (ou du Golfe) est devenu plus important. Au point de faire naître de sérieux problèmes de communication interne.

Pour preuve, l’atmosphère ambiante au complexe Maâmora (lieu de concentration des joueurs à Rabat) à quelques heures du rendez-vous capital face au Togo. «Les tensions étaient palpables entre joueurs. Il faut dire que les centres d’intérêts de chacun divergent avec la période des transferts. D’un côté, il y a les joueurs soucieux de bien verrouiller leur avenir sportif (avec la présence d’agents de joueurs à la Maâmora) et de l’autre, des joueurs qui évoluent dans le championnat national, sans enjeu financier important en terme de contrat», selon une source bien informée.

Du coup, cela explique, en partie, la prestation des Lions de l’Atlas. Et surtout, le manque de motivation et de complicité, samedi après-midi, à Rabat. Comme du reste lors de la «3ème» mi-temps où les «expat’s» se sont retrouvés, entres eux, dans un Mc Do Casablancais.

Ainsi, la «polémique» née de la (pseudo) blessure de Marouane Chamakh et de sa présence à Las Vegas - histoire de récupérer d’une longue saison sportive avec son club et de prendre du recul avant de trancher sur son avenir sportif (contact avancé avec la Juventus de Turin, Marseille serait sur les rangs) – est totalement obsolète et complètement stérile.

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