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Economie Publié

Nouvel accord de pêche Maroc-Espagne : Le Maroc dans « de très bonnes dispositions »

Un an après la fin de l'accord de pêche entre le Maroc et l'Union européenne, le ministre espagnol s'est déclaré, hier, confiant pour la conclusion d'ici la fin du mois d'un nouvel accord. Selon lui, le gouvernement marocain est dans «de très bonnes dispositions» pour négocier.

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/DR:SEO/BIRDLIFE

Un an que l’Espagne fait des pieds et des mains pour obtenir le renouvellement de l’accord de pêche entre l’Union européenne. Hier, vendredi 10 janvier, le ministre espagnol de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l'Environnement, Miguel Arias Cañete, dans une émission télévisée espagnole, a affirmé qu’il s’attendait à ce que les négociations pour un nouvel accord entre l’Union européenne et le Maroc se concluent en janvier. Mardi et mercredi 16 janvier, les représentants de l’Union européenne et du Maroc vont se réunir, à ce propos, à Rabat.

Miguel Arias Cañete a souligné que le gouvernement marocain est «dans de très bonnes dispositions pour négocier». Au lendemain de la décision du Parlement européen de mettre fin à l’accord de pêche, le 13 décembre 2011, la colère du Maroc, au contraire, était palpable. Le 14 décembre, le ministère des Affaires étrangères publiait un communiqué sans nuance : «Aucune activité de pêche de la flotte européenne ne sera tolérée». Alors qu’Eneko Landaburu, chef de la délégation de l’UE au Maroc, assurait rapidement que «la perspective d’un nouvel accord reste néanmoins totalement ouverte», le Maroc parlait alors «d’une réévaluation globale de son partenariat avec l’UE.»

Colère du Maroc passée

La colère du Maroc avait une explication simple : la décision de l’Union Européenne reconnaissait implicitement le Front du Polisario, parti indépendantiste armé sahraoui. Cette fois, le ministre espagnol espère qu'une fois achevé le processus de négociation, le Parlement européen «ne résistera pas pour des raisons politiques.» Il reconnait qu’il y a un an, le parlement avait agi «en tenant compte des intérêts du Front du Polisario.»

Depuis décembre 2011, l’Espagne n’a pas cessé son lobbying auprès de l’Union européenne pour obtenir une renégociation rapide de l’accord. Il faut donc considérer avec prudence l’annonce du ministre espagnol : ce n’est pas la première fois qu'il prévoit la conclusion prochaine d’un nouvel accord. En avril 2012, déjà, Miguel Arias Cañete avait exprimé le souhait de voir le nouvel accord de pêche entre le Maroc et l'Union européenne [UE] appliqué à titre provisoire en attendant sa conclusion en juin. Finalement, en juin, aucune signature n’avait eu lieu.

La fin des subventions espagnoles

Hier, jeudi 9 janvier, le secrétaire général de la Confédération espagnole de la pêche (Cepesca), Javier Garat, moins optimiste a annoncé à la presse qu’il fallait encore «beaucoup améliorer les conditions techniques» pour pouvoir convenir d’un nouvel accord qui soit «viable à l'avenir».

Toutefois, il est possible que les négociations entre le Maroc et l’Union avancent, la semaine prochaine, car la donne a changé depuis le début du mois. Jusqu’ici, le gouvernement espagnol versait des aides à ses pêcheurs dans l’attente et l’espoir de parvenir à la signature d’un nouvel accord. En janvier, ce programme d’aide a atteint le temps maximum autorisé par le Parlement européen. Pour l’Espagne, durement touché par la crise, il y a donc urgence. Les représentants de l’Union Européenne à Rabat, la semaine prochaine, pourraient la prendre en considération.

Un nouvel accord : Pour ou contre ?

-  La fin de l’accord, c’est 36 millions d’euros perdus pour le gouvernement marocain par an : c’est la somme que versait l’Union européenne pour avoir le droit d’exploiter les eaux territoriales marocaines

-  Green Peace a révélé que les Espagnols ont milité pour ne pas respecter dans les eaux nationales étrangères les mêmes règles contraignantes que celles appliquées dans l’Union. Ces pêches auraient ainsi largement surexploité les ressources halieutiques des côtes africaines.

-  Suite au terme mis à l’accord par le Parlement européen, Mohamed Bazine, membre du Comité national marocain de la pêche côtière déclare : « On est très contents. Si les Européens veulent du poisson, ils n’ont qu’à venir au Maroc pour l’acheter. » Mais l’industrie de la pêche marocaine est-elle assez importante pour tirer tout le bénéfice possible de  ses ressources halieutiques ?

- Un accord avec l'Union européenne c'est la reconnaissance de la marocanité des eaux territoriales du sud et par extention de la marocanité du Sahara par l'Union européenne.

Ressources Rares
Auteur : Hamza
Date : le 13 janvier 2013 à 20h12
Les ressources halieutiques sont rares, et celle du Maroc sont précieuses pour les marocains .

Le développement de l'industrie de transformation des produits de la pêche devient une priorité , et la diversification de débouchés des produits de la pêche est une urgence.

Vendre a un prix dérisoire les produits de la mer issue de ressources halieutiques menacées par le sur-exploitation des fonds marins marocains est une erreur stratégique.

36 millions d'euros , c est 3 Millions d'euros par mois pour pécher des produits qui sont péchée en grande quantité et qui coutent très chers à la revente. C'est une faute commerciale .

3 millions d'euros par mois ( 30 millions de dirhams) , c'est le chiffres d'affaires d'une PME de 20 à 30 personnes à casa. C'est dire à quel point nous bradons nos ressources rares et recherchées.
peche
Auteur : lartiste99
Date : le 12 janvier 2013 à 18h24
on serait des bonhommes vous voulez pecher chez nous ok vous nous rendez sebta melilla velez de la gomera l ile alboran leila chafarinas et on vous autorise sinon allez vous faire .... et restez en crise voila ce que merite ces europeens aux dents longues
Pourquoi ne pas creer une vraie une industrie halieutique
Auteur : axis7
Date : le 12 janvier 2013 à 10h10
En place de brader notre biodiversité et nos poissons pour un pecule ( 36 millions d'euros), le Maroc gagnerait a investir dans des infrastructures et des équipements pour exploiter ses ressources halieutiques.
Au passage, il serait bon que les marocains profitent de leurs poissons. Ces protéines de qualités sont principalement réservées à l'export. Pour le bonheur d'une poignée de spéculateurs et de pilleurs.
D'accord sur le désaccord
Auteur : Electron libre
Date : le 11 janvier 2013 à 21h45
Les espagnols ne respectent pas les quotas et font de le surpêche, ils contrent la position marocaine sur le dossier du Sahara en lui mettant des bâtons dans les roues et haussent les épaules quand on invoque la marocanité des colonies de Sebta et Melillia ou encore des nombreux ilots au large du Maroc. S'opposent à l'expansion de l'agriculture marocain. Et à voir toutes les bavures impliquant des marocains en Espagne et comment les RME sont exploités on comprend à quel niveau se situe l'estime qu'ils ont pour les Marocains donc à quoi bon un accord d'autant plus que les subventions ne profitent beaucoup à certains et non vraiment au pays. Sans oublier nos propres pêcheurs qui seront lésés
Scandaleux et dangereux !
Auteur : Raslebol
Date : le 11 janvier 2013 à 15h30
Ce montant est insignifiant et il est inacceptable qu'un pays souverain comme le notre puisse brader nos côtes de cette manière. A la suite de tous ces accords que le Maroc a eu avec l'UE nos mers sont devenues très pauvres en poissons car les espagnoles pêchent tout et ne respectent aucune règle dans les mers marocaines ( voir les rapports de plusieurs scientifiques à travers le monde ainsi que ceux de Greenpeace ). Ce genre d'accord rendra pauvres nos pêcheurs et détruira toute perspective de développement de l'industrie halieutique dans notre pays. Pourquoi faudra t il toujours faire cadeau à l'Espagne de notre richesse halieutique ? Ras le bol monsieur Benkirane, alors réagissez et arrêtez cette hémorragie s'il vous plait.

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