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Sport Publié

Stage hivernal : La Fiorentina, Montpellier et l’OL choisissent le Maroc

Casablanca, Tanger et El Jadida recoivent respectivement les équipes de la Fiorentina, de Montpellier et de l'Olympique de Lyon. Elles viennent d'arriver et vont rester jusqu'à la fin de la semaine pour un stage d'entrainement pour la trêve hivernale. Le Maroc dispose de quelques atouts pour séduire cette clientèle bien spécifique.

Temps de lecture: 3'
Le stade de Tanger a été inauguré en 2011. /DR

Le Maroc redevient-il une destination privilégiée pour les stages hivernaux des clubs de foot européens ? Trois clubs, la Fiorentina, Montpellier et l’OL ont choisi le Maroc, cette semaine. Avec le PSG, qui part au Qatar, ce sont les seuls clubs français à quitter la France pour réaliser un stage pendant la trêve hivernale

Montpellier va aller s’entrainer à Tanger, à partir d’aujourd’hui, mercredi 2 janvier, jusqu’au 5 janvier. L’occasion, pour un match amical, demain, avec l’équipe championne du Maroc : le Moghreb de Tétouan. Au même moment, les joueurs de l’Olympique lyonnais sont à El Jadida, près de Casablanca. Ils en profiteront, eux aussi, pour affronter, demain, en match amical l’équipe de l’ancienne cité portugaise. La Fiorentina, installée à Casablanca pour la trêve, doit rencontrer, à son tour, le Raja.

Les nouveaux stades marocains

A son échelle, «le Maroc est en concurrence avec les Canaries, la Costa d’El Sol, le Portugal», indique Lino Bacco, analyste du football au Maroc. Après l’Europe du sud, le Maghreb commence à faire partie des perspectives possibles pour les clubs qui veulent réaliser un stage à l’étranger. En 2009, Claude Puel, alors entraîneur de l'Olympique Lyonnais, a hésité entre le Maroc et la Tunisie, avant d'opter pour cette dernière. «Le Maroc n’est pas trop loin de l’Europe, et puis il y a les nouveaux stades qui permettent de mieux les accueillir», explique Abdellah Lemsagam, fondateur de l’académie JMG au Maroc pour la formation des footballeurs.

Le Maroc a inauguré trois nouveaux grands stades à Marrakech et Tanger, en 2011, et Agadir, fin 2012. Il est donc devenu plus séduisant pour les clubs européens. Les joueurs marocains de ces clubs peuvent aussi devenir des ambassadeurs de leur pays d’origine dans ce genre de situation. A Montpellier, Younès Belhanda, Karim Ait-Fana et Abdelhamid El Kaoutar, ont pu jouer un rôle dans la décision de leur entraineur, tout comme a pu le faire Houssine Kharja, à la Fiorentina.

Manque de complexes sportifs de luxe

Pour autant, les choix des trois clubs français et italien n’est pas nécessairement significatif d’un nouvel engouement pour le Maroc, car ils ne sont pas les clubs les plus concernés par la trêve hivernale. Alors qu’en France elle ne s’allonge que sur une dizaine de jours, elle dure trois mois en Ukraine, par exemple. Ce sont les clubs d’Europe de l’est et du nord, ainsi que les clubs russes qui font la différence. Pour eux, les infrastructures marocaines sont encore insuffisantes. «A Marrakech, par exemple, imaginez que trois équipes européennes réalisent leur stage dans la ville, elles vont où pour s’entrainer ?», regrette Lino Bacco, analyste sportif spécialiste du foot au Maroc.

Par le passé, dans les années 70, 80, le royaume chérifien accueillait des clubs comme le Dinamo Kiev ou le Spartak de Moscou. «Ils allaient dans les COS de l’ONE [Conseil des Œuvres Sociales de l’Office National de l’Electricité, un complexe sportif, ndlr], mais aujourd’hui, ce sont des clubs qui vont à Dubaï ou en Floride, comme la Roma cet hiver. Ils ont un niveau d’exigence trop élevé pour les infrastructures marocaines», explique Lino Bacco. «Le Qatar, cette année, accueille 4 clubs étrangers pour la trêve hivernale. Il y a notamment le PSG et le Bayern de Munich», souligne Abdellah Lemsagam.

Business

D’autres régions européennes ont beaucoup investi dans ce business. «Le nord de l’Italie a carrément signé un accord avec le Bayern de Munich dans le cadre de ces stages pendant les trêves. Aujourd’hui, il n’y a pas un seul petit patelin, dans la région, qui n’ait pas plusieurs sites d’entrainement», explique l’analyste. Ces stages d’entrainement des clubs étrangers représentent des gains financiers pour le pays d’accueil, mais aussi des gains en termes d’image. «Le Dubaï a même payé le Milan AC pour qu’il vienne chez lui !», insiste Lino Bacco. Par sa proximité avec l’Europe et son climat, le Maroc a aussi une carte sur ce marché bien particulier.

Erratum
Auteur : rédaction
Date : le 02 janvier 2013 à 17h10
C'est exact, l'erreur venait d'une information non datée. L'hésitation de Claude Puel, entre le Maroc et la Tunisie, date de 2009. Il avait finalement opté pour la Tunisie.
Merci pour votre vigilance.
OL
Auteur : aziz69005
Date : le 02 janvier 2013 à 16h31
POUR RECTIFICATION, l'entraineur de L'OLYMPIQUE LYONNAIS "OL" n'est pas Claude PUEL (parti depuis 18 mois) mais Rémi GARDE qui lui a succédé !!!
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