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Phosphates : Le Mexique, qui reconnaît la «RASD», dans le viseur des ONG du Polisario

Publié
Photo d'illustration. / DR
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Comme en 2021, le Mexique conserve cette année sa place de «premier client» de phosphates extraits du Sahara. Les ports mexicains ont accueilli en mai, juin et juillet trois vraquiers transportant un total de 117 555 tonnes, note un rapport de l'Association pour le contrôle des richesses naturelles et la protection de l'environnement au Sahara occidental (AREN) ; ONG proche du Polisario. Durant la même période, la Nouvelle Zélande et l'Inde ont importé, respectivement 114 255 et 104 000 tonnes.

Pour rappel, un rapport de l’ONG Western Sahara Resource Watch (WSRW), publié en avril, avait déploré le reprise par le Mexique de ses importations de phosphates extraits du Sahara. «Au cours des cinq derniers mois de 2021, les importations mexicaines ont atteint 391 000 tonnes, dépassant tous les autres clients durant la même période», notait l’ONG, également proche du Polisario.

Pourtant, en juillet 2018, le groupe mexicain Innophos avait suspendu ses importations de phosphates de la province. «Innophos ne sera plus indirectement impliqué dans une chaîne d'approvisionnement en phosphate naturel de la région du Sahara occidental en Afrique», avait annoncé alors le mangement. Une décision oubliée dès août 2021, avec l’arrivée au port mexicain de Coatzacoalcos de deux vraquiers en provenance de Laâyoune avec respectivement 33 000 et 55 000 tonnes du même minerai.

Une levée de suspension prise dans le sillage du feu vert de l’administration Biden à des sociétés américaines pour se réapprovisionner en phosphate extrait au Sahara. Depuis octobre 2019, Innophos est une propriété de la société américaine de capital investissement One Rock.

A rappeler que le Mexique reconnait toujours la «RASD».

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