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Pour contrer les amis du Polisario, le Maroc multiplie ses contacts avec le Chili du président Boric

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Depuis l’investiture, le 11 mars, de Gabriel Boric, président du Chili, le Maroc a multiplié les contacts avec les nouveaux responsables de ce pays d'Amérique du sud. Ce jeudi 23 juin, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a eu une réunion par visioconférence avec son homologue chilienne, Antonia Urrejola Noguera.

Ces entretiens interviennent trois jours après les discussions de Bourita avec la 2e vice-présidente de la Chambre des députés du Chili, Claudia Nathalie Mix Jiménez, de la formation de gauche Communs, créée en 2019. Dans une déclaration à la presse, à l'issue de cette entrevue, la Chilienne a souligné l'importance des échanges qu'elle a eus avec le chef de la diplomatie du royaume, exprimant le «soutien et la détermination» de son pays à poursuivre la construction et la coopération conjointe entre les deux parties.

Mme. Jiménez a été également reçu par le premier vice-président de la Chambre des conseillers, Mohammed Hanine du RNI. Au terme de ses entretiens, elle a apporté son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie au Sahara occidental.

Au Chili, la Chambre des députés, composée de 155 sièges, est dominée par trois grands groupes : les partis gouvernementaux, avec 67 sièges, les formations de l’opposition (68) et les autres (20).

Le président de la Chambre des conseillers, le Sahraoui Enaam Mayara, s’est envolé à Santiago où il a rencontré la secrétaire d’État aux Relations extérieures, Mme Ximena Carolina Fuentes Torrijo, le secrétaire d’Etat chilien à l’Intérieur, Manuel Zacarias Monsalve, et le président du Conseil de la transparence, Francisco Javier Leturia, rapporte la MAP.

Pour rappel, le président Gabriel Boric n’a pas invité le chef du Polisario, Brahim Ghali, a sa cérémonie d’investiture du 11 mars. Les pressions exercées alors par ses alliés au sein du parti communiste, membres de la coalition présidentielle, se sont avérées vaines.

Au Chili, le Polisario compte d’importants soutiens, notamment au sein des communistes, réunis au sein du Parti ouvrier socialiste (POS), qui compte 12 députés, Révolution démocratique (7 sièges) et Convergence social (10 députés).

Pour rappel, en septembre 2010, les amis du Polisario avaient convaincu une majorité à la Chambre basse du Parlement chilien pour adopter une résolution appelant à établir des relations avec la «république arabe sahraouie démocratique (RASD)». Néanmoins, Mme. Michelle Bachelet, alors présidente du Chili, avait résisté à la pression des députés pro-Polisario. En mai 2016, une tentative dans ce sens parrainée par le groupe de députés communistes avait été rejetée avec seulement trois voix d’écart : 43 pour et 46 contre.

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