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Détenus politiques : Ramid dément ses propres déclarations à la chaine Al Mayadine

Les ministres du PJD, à l’instar de leur chef, se sont faits maîtres dans l’art du revirement. Il ne se passe pas une semaine sans que l’un d’eux ne dément ce qu’il vient juste de déclarer à un média marocain ou étranger. Cette fois, c’est le tour de Mustapha Ramid d’opérer une volte-face sur le sujet des détenus politiques.

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Le 29 juillet, le ministre de la Justice Mustapha Ramid affirmait, sans ambages, lors d’un entretien avec la chaine Al Mayadine qu’ «Il n’y a pas de détenus politiques au Maroc parmi les 65 000 prisonniers». Une position qui lui a valu d’essuyer une salve de critiques de la part des associations des droits de l’Homme. Même ses «amis» au sein du Forum de la dignité, qu’il présidait avant d’être nommé à la tête du département de la Justice des Libertés, se sont inscrits en faux contre les déclarations de Ramid. Une ONG proche des détenus salafistes a enfoncé davantage le clou, estimant que le PJDiste a renié ses engagements et les principes qu'il défendait alors qu’il était dans l’opposition.

Face à ce tollé général, le ministre était contraint d’agir. Mercredi, il publiait un communiqué dans lequel il avance que ces déclarations à la chaine Al Mayadine ont été «sorties de leur contexte». Et de préciser qu’il a juste dit que «les détenus politiques au sens exact du terme est un sujet à débat. Les 65 000 prisonniers sont tous de droit commun parmi eux des accusés dans des affaires de terrorisme (…) et pour le moment je n’ai pas en mémoire un cas» pour le citer.

Le texte annonce, également, que suite à cette interview, Mustapha Ramid a ordonné un inventaire de tous les prisonniers afin d’identifier ceux qui pourraient être classés dans la catégorie de la détention politique.

Ramid nie des cas de disparitions forcées

Mustapha Ramid subi des attaques frontales de la part de ces anciennes connaissances sur un autre sujet : les disparitions forcées. La semaine dernière, le ministre de la Justice et des Libertés, dans un entretien accordé à la chaine saoudienne Al Arabiya, affirmait que «depuis janvier de cette année, aucun cas de disparition forcée n’a été enregistré». Ramid ajoutait que les deux cas révélés par la presse et les associations des droits de l’Homme ne peuvent être classés dans cette catégorie. Le ministre faisait allusion aux conditions de détention de Bekkali, un activiste du Mouvement 20 février à Béni Bouyache, condamné à cinq ans de prison et au cas d’un jeune étudiant originaire de Fès, pourtant membre de la jeunesse du PJD et du MUR (Mouvement unicité et réforme).

Cette nouvelle position sur les disparitions forcées a été sévèrement critiquée par la Coordination de la défense des détenus islamistes. Dans un communiqué, elle exprime sa surprise des propos du ministre et, au passage, cite de précédentes déclarations de Ramid sur les «prisons secrètes», les «enlèvements» et la «détention politique».

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Auteur : participant
Date : le 16 août 2012 à 12h54
Décidément , les ministres et leur chef ont besoin de formation en communication ....
Pour ce qui concernent les prisonniers politiques , c'est tres discutables ....
Les prisonniers de l'ETA ou les indépendantistes corses , se considèrent comme prisonniers politiques , le gouvernement français les considèrent comme prisonniers de droit communs .
ca dépend ou on se place....
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