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Breve

HRW accusée d'implication dans une «campagne politique systématique hostile» au Maroc

(avec MAP)
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La DIDH a réagi, ce lundi, au rapport récent de Human Rights Watch, dénonçant notamment les paragraphes concernant le Sahara. / DR
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La Délégation interministérielle aux droits de l’Homme (DIDH) a réagi, ce lundi, au rapport récent de Human Rights Watch, dénonçant notamment les paragraphes concernant le Sahara. Celles-ci administrent «la preuve monumentale de son implication dans une campagne politique systématique hostile» au Maroc, et de l'incohérence de son propre raisonnement à aborder les faits réels, a indiqué la délégation dans une mise au point relayée par la MAP.

La délégation a signalé «la position timide» de HWR au sujet de la question du Sahara, quoiqu’elle admette la nature de ce conflit régional soumis au Conseil de sécurité depuis des décennies, indique le communiqué. Revenant sur «l’insistance de HRW à ressasser une thèse désuète et son incapacité à évoquer l’Initiative marocaine d’autonomie qui, jouissant d’une reconnaissance internationale, a été constamment qualifiée de sérieuse et crédible», la Délégation a estimé que ladite ONG, de par son «alignement avéré sur la thèse du parrain du séparatisme, aura renié les prérequis de l’impartialité censés conduire le travail d’une organisation des droits de l’Homme».

L’instance dirigée par Ahmed Chaouki Benayoub ajoute que l’ONG «fait peu de cas de l’appel onusien à l’implication des parties dans la recherche d’une solution politique, réaliste, négociée et acceptée par toutes les parties, comme l’a constamment souligné le Conseil de sécurité». «HRW s’est donc distancée des principes de l’impartialité nécessaire qu’elle implique vis-à-vis d’un conflit régional de cette ampleur, dès lors qu’elle ne peut prétendre à l’objectivité en ne citant, ne serait-ce que timidement, l’accueil réservé dans ladite résolution du Conseil de sécurité aux initiatives prises par le Maroc, le rôle joué par les deux Commissions du Conseil national des droits de l’Homme à Lâayoune et Dakhla, ou encore l’interaction du Royaume avec les procédures spéciales du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, et la coopération avec la Commission des droits de l’Homme de l’ONU», dénonce-t-elle encore.

Ce n’est pas la première fois que le Maroc critique le rapport de HRW. L’année dernière, la délégation a estimé que l’ONG fait «fi, avec préméditation, des prérequis méthodologiques et des normes en vigueur dans le travail des organisations non gouvernementales, notamment l'impartialité et l'objectivité». En 2019, la DIDH avait estimé que le rapport de l’ONG «verse dans l'approximation et les conclusions générales».

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