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Breve

France : Eric Zemmour condamné à 10 000 euros d'amende pour provocation à la haine raciale

Publié
Eric Zemmour. / Hollie Adams - Bloomberg
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Le candidat à l’élection présidentielle Eric Zemmour a été condamné, ce lundi, à 10 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Paris pour provocation à la haine raciale. La condamnation intervient suite aux propos qu’avait tenu le polémiste en septembre 2020 sur CNews où il avait qualifié les migrants mineurs isolés de «voleurs», d’«assassins» et de «violeurs».

Le tribunal a reconnu Eric Zemmour, absent de l’audience, de provocation à la haine et injure raciale et l’a condamné à 100 jours-amendes à 100 euros avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement, rapporte Le Monde. Me Olivier Pardo, avocat d’Eric Zemmour, a défendu son client en déclarant qu’il n’y avait pas «une once de racisme chez lui» et qu’il ne faisait que dire «la réalité (…) de manière brutale avec ses mots».

Une vingtaine de conseils départementaux, qui prennent en charge les mineurs non accompagnés par le biais de l’aide à l’enfance, ainsi qu’une dizaine d’associations, dont SOS-Racisme, la Ligue des droits de l’Homme ou la Licra, s’étaient constitués parties civiles. Lors de l’audience, ils avaient insisté sur la responsabilité de la chaîne qui fait «fonds de commerce» sur le «discours de haine».

Le candidat d’extrême droite fera appel de la décision, assure son avocat, alors que le concerné à accusé les tribunaux de l’avoir condamné pour des raisons «idéologiques et stupides». En novembre dernier, lors de l’annonce de sa candidature aux élections présidentielles, le candidat s’en était déjà pris à la justice française, accusant les juges de «substituer leur férule juridique au gouvernement du peuple».

Déjà condamné à deux reprises pour provocations à la haine raciale, le polémiste doit être jugé en appel jeudi pour contestation de crime contre l’humanité alors qu’il avait déclaré en 2019, toujours sur CNews, que le maréchal Philippe Pétain avait «sauvé» les juifs français. Alors que les élections auront lieux dans moins de trois mois, son avocat a annoncé qu’il demandera le renvoi de l’audience, estimant qu’il s’agit d’un «délit d’opinion» pour lequel il a été relaxé en première instance.

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