Menu

Article  

Lutte contre la corruption : Transparency Maroc dénonce le revirement de Benkirane

Après sept mois au gouvernement, Benkirane a nettement revu à la baisse le seuil de ses ambitions. Le combat qu’il annonçait sans répit contre la prévarication n’est plus d’actualité, l’homme est même prêt à une réconciliation avec ses ennemis d’hier. Un revirement que dénonce, d’ailleurs, Transparency Maroc, l’une des ONG les plus crédibles au Maroc et qui lutte contre la corruption.

Publié
Panneau Stop Corruption (DR)
Temps de lecture: 2'

Mercredi dernier sur Al Jazeera, le chef du gouvernement reconnaissait qu’il est difficile de lutter contre la corruption. Il s’est même dit favorable à l’option de tourner la page et de recommencer à zéro sur la base de «Dieu est clément et miséricordieux». Un revirement dans la position initiale de Abdelilah Benkirane. Lui qui a fait de la reddition des comptes et des jugements des prévaricateurs et des dilapideurs des deniers publics son principal cheval de bataille lors de la campagne pour les législatives du 25 novembre 2011 et un thème central dans la déclaration de son gouvernement présentée, le 19 janvier, devant les deux chambres du parlement.  

Ces propos n’ont pas laissé de marbre Transparency Maroc. Dans un communiqué, l’ONG dit accueillir «avec grand étonnement les déclarations du chef du gouvernement au sujet de la lutte contre la corruption» lesquelles «entretiennent la confusion dans l’analyse du fléau, justifient sa banalisation et augurent de l’attitude gouvernementale à l’égard des auteurs des crimes y afférents».

L’association a tenu à rappeler à l’équipe Benkirane que la lutte contre la corruption n’est pas seulement «une prérogative du gouvernement mais une obligation constitutionnelle, politique et morale qui constitue la clef de voute de l’articulation de la responsabilité à la reddition des comptes». Par ailleurs, Transparency Maroc demande au gouvernement de «clarifier sa position et sa politique en matière de lutte contre la corruption et qu’il accélère la mise en place d’une stratégie claire et concertée de lutte contre ce fléau».

Une stratégie qui, selon l’ONG, «devra englober la dissuasion judiciaire non discriminatoire, la réforme de la législation, la dotation des instances de contrôle et d’inspection des prérogatives et des ressources nécessaires ainsi que la mise en œuvre de tous les engagements internationaux et constitutionnels dans ce domaine.»

Le précédent du 3 juillet à la Chambre des conseillers

La nouvelle position de Benkirane n’est pas une nouveauté. En revanche c’est sa diffusion sur un canal mondialement connu, comme l’est la chaine qatarie, qui a fortement contribué à sa surmédiatisation. Le  3 juillet, devant les conseillers, le même Benkirane reconnaissait pour la première fois que «la mentalité et la résistance des lobbys entravent la lutte contre la prévarication», opérant ainsi un repli dans son «combat» annoncé contre ce fléau.

Sept mois après son arrivée à la primature, le chef du gouvernement a été contraint de confesser cet aveu d’incapacité, demandant aux élus de lui accorder «plus de temps» dans sa lutte contre la corruption, arguant que le combat contre la prévarication est difficile parce qu’elle a réussi à tisser sa toile sur le pays et ce depuis le début des années 60, profitant du conflit entre Hassan II et les leaders du mouvement national.

Revoir l'interview sur Al Jazeera

Pas si facile que ça !
Auteur : charmeur de serpent
Date : le 31 juillet 2012 à 03h40
On parle souvent des corrompus et on oublie les corrupteurs et les circonstances de l'acte de la corruption. Quand chacun de nous arrivera un jour à comprendre que "ba9chich", "7lawa", "9hiwa"....etc se sont des termes qu'on a inventé pour justifier l'injustifiable et tolérer l'intolérable, ce jour là, on peut dire qu'on peut lutter contre la corruption.
En attendant, commençons par changer notre comportement du quotidien avant d'accuser les autres parce que chacun de nous a sa part de responsabilité et chacun de nous doit l'assumer pour espérer obtenir des résultats meilleurs.

Ce que dit Mr Benkirane est vrai, la corruption a tissé sa toile dans notre société et sans la volonté de chacun d'entre nous, on n'arrivera jamais à l'éradiquer.
Suite
Auteur : Quiritsu
Date : le 31 juillet 2012 à 02h27
Ca fait quelques années que notre pays prospère ,regardez ce qui se passe ailleurs avant de lyncher le gouvernement .
Je vis à l étranger et je juge comme observateur à chaque fois que je vais au Maroc je suis de plus en plus fier des progrès ,tout les immigrés racontent la même chose ,on pourra toujours s améliorer mais Bravo.
Je ne parle pas seulement des loisirs etc....
Dernière décennie,le réseau autoroutier, les métro casa rabat,agrandissement des aéroport,nouvelle gare à marrakech.resau ONCF des projets etc......
Les logements sociaux ......
Ouvrez les yeux et hamdo llah les baguettes magiques n existent pas.
À bon entendeur.
Interview positif
Auteur : Quiritsu
Date : le 31 juillet 2012 à 02h17
Je suis d accord avec MR Benkirane ,à quoi ça sert de regarder en arrière ,pour ne rien trouver,et perdre du temps et de l énergie.
Je pense qu il s est adresse à un peuple intelligent , les tamassih et aafarite vont se reconnaître et auront certainement des remords,qu ils vont eux mêmes chercher à se racheter en faisant du bien.
Le jugement final pour eux sera avec dieu.
Bravo à de Monsieur ,qui raisonne très bien ,laissez le travailler en paix vous n allez pas le confondre avec Éric gerets
Enfin ! Un peu de bruit.
Auteur : khalil277
Date : le 30 juillet 2012 à 23h42
Il était temps que ça fasse un peu de bruit, ..., sans doute pour finir par un Pschitt !
Il y a eu peu de réactions après l'annonce du début du mois.
http://www.yabiladi.com/articles/details/11701/maroc-benkirane-reconnait-lutte-contre.html

Des opportunités qui s'ouvrent !
Corrupteurs et corrompus. Foncez ! Vous avez un "boulevard" devant vous et une garantie quasi-certaine d'impunité. Sauf, peut-être, de temps en temps, un "exemple" jeté en pâture, pour occuper les gens et ralentir le rythme et l'ampleur de la progression de leur déception et leur lassitude. ... Tel un arbre qui chute et focalise dessus toute l'attention jusqu'à "cacher" la forêt qui l'entoure.

Impuissance et démission !
Pas même le début d'un soupçon d'une esquisse de solution à ce cancer qu'est la corruption, ..., il est vrai pas facile !
Il faudrait un Mandela, un Luther King ou un Gandhi pour y pouvoir quelque chose. N'est-ce pas !
Mais ne rien tenter, se complaire dans son impuissance et démissionner devant une tâche difficile, ou même pharaonique, est une "sacrée" gifle à la majorité des citoyens de ce pays, épris de liberté et de justice, et une insulte à leurs espoirs quelques peu requinqués depuis 2011. Au-delà, ce sont aussi tous les amoureux de ce pays, quelles que soient leurs origines et où qu'ils vivent, qui doivent être tentés par l'abattement ou la révolte.

En ce mois de ramadan, sacré pour quelques milliards d'êtres humains vivant ou ayant vécu sur Terre, les "affaires" continueront donc de plus belle, avec la "bénédiction" gouvernementale.
fais gaffe le bordelais....
Auteur : Daït Aoua
Date : le 30 juillet 2012 à 18h12
@ amine bordelais, fais gaffe, pas d'insulte, le moderateur voit tout, tu traites tout un pouvoir d'abrutit c'est pas bon, l'autre jour j'ai traité 1 d'abruti même que c'est vrai j'ai obtenu un carton rouge, avec censure de mon com.....Alors je ne veux pas qu'il t'arrive la même chose que moi.......sinon tu fais ce que tu veux.........
Emission spécial MRE
2m Radio + Yabiladi.com