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Grand Angle

UA : Le Maroc exige une réforme du CPS, toujours sous l’emprise de l'Algérie et l'Afrique du sud

La réforme de l’Union africaine et principalement du département des Affaires politiques, à la Paix et la Sécurité était au cœur des entretiens entre Nasser Bourita et le Commissaire Bankole Adeoyé.

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Bankole Adeoye et Nasser Bourita à Rabat / Ph. MAECI
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Le Commissaire aux Affaires Politiques, à la Paix et à la Sécurité de l'Union Africaine, Bankole Adeoye, effectue une visite de travail au Maroc. Le Nigérian s’est réuni ce mardi à Rabat, avec le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita.

Le chef de la diplomatie marocaine a exprimé la satisfaction du royaume suite à l’élection du Nigérian à la tête de cet important département de l’UA. «Nous sommes confiants que la Commission est entre de bonnes mains (…) Le Maroc sera toujours à vos côtés, soyez assurer du soutien du Maroc à vos actions», a indiqué Bourita.

Le chef de la diplomatie a réitéré à Bankole Adeoye l’engagement du royaume «à appuyer toutes les initiatives de réformes susceptibles de renforcer la paix et la sécurité dans le continent sur la base de principes essentiels relatifs à la gouvernance, la diplomatie parallèle ainsi que la paix et la stabilité».

«La réforme de la Commission des Affaires politiques, de la Paix et de la Sécurité ne pourra pas se concrétiser sans auparavant, réformer le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS). Le Maroc est disposé à apporter son soutien à ce processus.»

Nasser Bourita

Le CPS est une instance qui est encore sous l’emprise de l’Afrique du sud et de l’Algérie, malgré le départ de Smail Chergui, qui en avait fait un relais du ministère algérien des Affaires étrangères. En témoigne, la résolution du 9 mars 2021 sur la question du Sahara occidental.

Le Nigérian couvre d'éloges le royaume

Pour sa part, le Nigérian a salué «le rôle clé que joue le Maroc» dans la mise en œuvre des réformes de l’Union africaine. Le royaume «en assume une part importante, notamment dans la politique de sécurité», s’est-il félicité. «Durant les six derniers mois, la Commission s’est impliquée dans l’exécution de son nouvel organigramme, avec la participation agissante du Maroc après son retour au sein de l’UA», a ajouté Adeoye. Rabat avait en effet contribué et appuyé activement les réformes confiées en 2018 par la Conférence des chefs d’Etat au président rwandais, Paul Kagamé.

Bankole Adeoye a émis, par ailleurs, le vœu que «le Maroc puisse partager son expérience en matière d’organisation et d’observation des élections avec le reste des pays de l’UA afin d’édifier les bases de la démocratie en Afrique».

Le Commissaire a mis l’accent dans sa déclaration sur l’impératif de «faire face ensemble au terrorisme et combattre les groupes radicaux qui sévissent de la Libye au Mozambique». Le Nigérian a plaidé aussi pour un «partenariat inclusive afin d’instaurer, avec la contribution du Maroc, la paix, la sécurité et le développement en Afrique». 

Dans sa déclaration devant la presse Bankole Adeoye a fait l’impasse sur la question du Sahara occidental. Il avait déjà fait l'impasse sur le sujet lors de ses réunions avec le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, les 29 juillet et 29 septembre.

Pour rappel, le Maroc n’a eu cesse réitérer le leadership exclusif des Nations unies dans l'examen du différend régional.

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