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Environnement Publié

Changement climatique : Le Maroc ne manquera pas de pluies dans le futur

Les climatologues du GIEC sont inquiets. Le monde connait de plus en plus d’épisodes météorologiques exceptionnels à cause du dérèglement climatique. L'un des épisodes auquel le monde doit s’habituer est la tombée plus fréquente de pluies. Le Maroc ne devrait pas être épargné par ce phénomène. Mohammed Saïd Karrouk, l’un des climatologues marocains du GIEC, demande au gouvernement de s’adapter au plus vite à ces chamboulements climatiques et à mieux gérer l'eau.

Temps de lecture: 3'
Inondations dans le Gharb en 2010

Les pluies vont tomber de plus en plus dans les années à venir dans le monde, prévoit le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC). Elles devraient augmenter de 5 à 8% d’ici à 2100 en moyenne, sur le globe, rapporte France Info. D’après les estimations des experts, les régions tempérées seraient les plus largement arrosées et les zones subtropicales, au contraire, auraient droit à des précipitations en chute libre. «Le Maroc ne devrait pas manquer de pluies non plus», estime Mohammed Saïd Karrouk, climatologue marocain au Centre de Recherche de Climatologie à Casablanca et membre du GIEC. Presque tout le Maroc pourrait être concerné par ces pluies, même les régions les moins arrosées.

Le processus est déjà enclanché

Néanmoins prudence. Il tient à préciser que cette information est à prendre avec des pincettes car ces prévisions ne vont pas pour autant faire disparaître et résoudre le problème de sécheresse dans le pays. «Au Maroc, le problème n’est pas la pénurie en ressource en eau mais bien celui de sa gestion», lance-t-il fermement. Depuis plusieurs années, Mohammed-Saïd Karrouk, appelle le gouvernement marocain à prendre ses dispositions pour mieux s’adapter au changement climatique.

«Pas besoin d’attendre 100 ans pour constater les dérèglements climatiques au Maroc, le processus est déjà enclenché» , insiste-t-il à dire. La météorologie change et le Maroc n’a pas d’autres choix que de s’y adapter. «A l'avenir, la pluie risque de ne plus tomber seulement en hiver mais également durant le printemps ou le début de l’automne et le Maroc a tout intérêt à s’ajuster à ce nouveau régime climatique au plus vite. On l’a vu au mois d’avril dernier, la pluie est tombée et personne ne s’y attendait», affirme-t-il.

Si le royaume ne prend pas les précautions nécessaires pour faire face à ce nouveau calendrier climatique, il risque d’affronter à l’avenir d’importantes catastrophes naturelles comme des inondations qui causeront à leur tour des dégâts économiques, la destruction d'infrastructures existantes et feront des victimes humaines.

Gérer l'abondance

Mohammed-Saïd Karrouk recommande au gouvernement de mener différentes actions afin de mieux s’adapter à ce nouveau contexte. La première est de développer des outils pour permettre un partage équitable de l’eau sur tout le territoire marocain. Par exemple, il propose de créer un système qui permettrait de transférer l’eau des barrages vers les populations qui en ont le plus besoin comme les agriculteurs. Ces derniers n’ont pas toujours un point d’eau proche pour arroser leurs champs.

Il appelle également les autorités à développer des transferts de l’eau entre les régions du nord, plus touchées par les pluies et inondations vers le reste du pays. «Il y a des régions au Maroc où il y a trop d’inondations, on jette l’eau inutilement alors qu’elle pourrait servir dans les régions du sud. Durant toute notre histoire, on a manqué d’eau et le pays a développé des techniques pour gérer la rareté mais on n’a pas su développer des techniques pour gérer l’abondance. Dès qu’il y a un retour des précipitations, on ne sait pas quoi faire du surplus d’eau», déplore-t-il.

Interrogé sur la nature des techniques qu’il souhaiterait voir se développer, il répond : «je ne suis pas un technicien ! On a bien su développer un système pour transférer du gaz vers l’Algérie ! Et ce n’est pas l’argent qui manque au Maroc ! Mon devoir est d’informer les responsables nationaux pour les aider à prendre les meilleures décisions. S’ils refusent d’écouter, il en va de leur responsabilité.»

La dernière recommandation est de mieux gérer le contenu des barrages. D’après Mohammed Saïd Karrouk, les autorités ont tendance à trop laisser les barrages se remplir. Selon lui, le taux de remplissage ne devrait pas dépasser les 50% pour pouvoir accueillir l’eau des pluies qui viendraient à tomber en surplus et ainsi protéger les populations vivant près de ces barrages d’éventuelles inondations et éviter les tristes épisodes des inondations de 2008-2010.

seul issue est de cooperer avec Mme. Nature
Auteur : ichiadmia
Date : le 14 juillet 2012 à 00h31
Car nos ouvrages(ouvrage a l'echelle humaine) sont construit pour supporter une certaine quantite de stress, si on depasse la limite l'ouvrage s'effondera. y a pas mal de photo celbres ou on voit une partie d'une autoraute completment disparu et ca chez les pays les plus developes ceux qui se classent au premiere places.
l'autre danger est "la depletion de la nappe est dans ce cas vous aurez les "sinkholes" ou une portion de terrains peut s'effondrer.
Le meilleur pour le moment c'es tla collection des eaux pluviales et ls emmagasiner dans une sorte de " Dunkers Flow Balancing System" adapte a la marocaine et redistribuer cette eau soit pour allimenter un aquifer ou vers l'irrigation/usage domestic en faisant attention a la tyauterie, l'eau de pluie legerement acid, est excellente sauf pour les cannalisation.
Et pour finir, la differnece entre un responsable de projet et ceux qui ont les bonnes idees c'est le budget, lui doit travailler avec un budget tres limite, et eux ont un budget illimite
Quelques bonnes idées mais prudence !
Auteur : khalil277
Date : le 13 juillet 2012 à 00h20
Pour la prudence
Les travaux du GIEC, malgré la qualité des contributeurs et les bonnes intentions qui les entourent, doivent être pris avec la plus grande précaution.
Il s'agit d'une question de méthodologies, de modèles et de leurs limites, de filtres et de données. Il s'agit aussi d'une question d'hypothèses et de choix.
Chacun pourra se faire sa propre idée en visitant leur site : http://www.ipcc.ch/home_languages_main_arabic.shtml#.T_9B3lJKRkQ ou le site dédié à l'organisation sur wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_d%27experts_intergouvernemental_sur_l%27%C3%A9volution_du_climat

Pour les bonnes idées et les fausses bonnes
1. Améliorer l'exploitation et le remplissage des barrages :
C'est un travail continuel qui s'enrichit, entre autres, de la pluviométrie et des tensions sur la demande et leur saisonnalité. Le tout étant pondéré par d'autres éléments tels que la disponibilité de ressources à certaines périodes pour les "clients" [exploitations agricoles, sites touristiques, industries,etc.]. Ces éléments peuvent parfois avoir aussi un caractère critique comme l'approvisionnement en eau potable de régions entières. Cette dernière contrainte peut, à elle seule, expliquer une apparente sous-exploitation des barrages, dans certaines situations.
Ca c'est la théorie ! Mais j'avoue qu'il est très difficile d'avoir des informations sur le cahier des charges et sur les objectifs fixés aux exploitants des barrages. Et c'est quelque chose d'assez courant que de voir l'opacité et le manque de transparence pousser à imaginer "mauvaise gestion" ou, pire, "détournement" au profit de quelques féodaux locaux ou de corrupteurs persuasifs. Plus de transparence assainirait "le climat".

2. Le transfert d'eau région à région :
Il y a des précédents et de grands succès, en Espagne notamment. Mais, il y a des dizaines de projets -à travers le Monde- qui trainent dans des tiroirs, parfois depuis plusieurs décennies. Les études, la viabilité, les multiples impacts, etc. En dehors de quelques cas évidents, il faut souvent "compter en générations" pour finalement conclure que ce n'est pas faisable ou que ça ne permettra pas d'atteindre les objectifs poursuivis ... Sauf en Chine où les méthodes sont légèrement expéditives, je veux dire efficaces !
Dernière modification le 13/07/2012 00:25
et vous avez oublié ....
Auteur : sakki
Date : le 12 juillet 2012 à 18h42
ET LA SECHERESSE QUI TUE ET QUI RUINE LE MAROC sans qu'aucun responsable du gouvernement crie halte à cette misère de secheresse en creusant des puits tout le long des mers et océans pour donner de l'eau déssalé par le sable utile à l'irrigation
il ne faut pas sortir de Polytechnique pour le comprendre
creuser à 50 m de la plage des puits , qui perdra le sel et après le distribuer aux agriculteurs tout simplement
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