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Maroc : Des femmes évincées des fonctions électives principales dans les conseils communaux

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Photo d'illustration / DR.
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En observation de l’élection des présidents et des membres des bureaux des conseils communaux, qui s’étend jusqu’au 25 septembre, le Mouvement pour la démocratie paritaire (MDP) a constaté que le courrier du ministère de l’Intérieur pour le lancement de ce processus «ne comportait aucune directive ou référence pour rappeler l’importance d’activer les exigences constitutionnelles liées à l’égalité entre les hommes et les femmes pour accéder aux fonctions électives dans les communes, conformément à l’article 17 de la loi organisant ces communes». «Il doit être établi que la liste des nominations pour les vice-présidents comprenne un certain nombre de femmes candidates, au moins un tiers de celui des vice-présidents», rappellent les dispositions de la loi citée, reprise par l’organisation.

En attendant la finalisation du processus d’élection des organes des conseils communaux, le MDP a exprimé, dans un communiqué parvenu à Yabiladi, son rejet «des procès-verbaux rédigés par de nombreux présidents de conseil pour justifier la réticence des femmes à assumer la responsabilité de vice-présidentes, poussées à se contenter du poste de secrétariat ou de suppléance». «Cette pratique contredit les exigences constitutionnelles et les exigences du mouvement féministe et des droits humains», a-t-il rappelé, insistant que «les partis politiques vainqueurs des élections du 8 septembre ont la responsabilité historique de veiller à la bonne application des exigences de la Constitution et des lois organisant les communes».

«Le ministère de l’Intérieur, à travers ses représentants dans les préfectures, les régions et les provinces, veille à ce que les femmes aient accès aux bureaux des conseils élus avec un pourcentage d’au moins le tiers», insiste l’organisation. En revanche, cette dernière a noté que «le discours sur le changement, promu immédiatement après les élections générales du 8 septembre 2021, n’a eu aucun impact sur le niveau d’autonomisation politique des femmes». «Jusqu’à présent, nous enregistrons une mise à mort du principe constitutionnel de la parité à tous les niveaux : la présidence des communes et l’élection des vice-présidents», a déploré le mouvement.

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