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Le Polisario réagit à la neutralisation d'Adnan Abou Walid Al Sahraoui par l'armée française

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Adnan Abou Walid Al Sahraoui, chef de l'organisation «État islamique au Grand Sahara» neutralisé par l'armée française. / DR
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Le Front Polisario a réagi, cette semaine, à la neutralisation d'Adnan Abou Walid Al Sahraoui, chef de l'organisation «État islamique au Grand Sahara» qui avait fait ses classes au sein du mouvement de Brahim Ghali, suite à une frappe de l'armée française. Dans un communiqué, le mouvement séparatiste a ainsi condamné «les tentatives des médias marocains et de ses relais médiatiques en France visant à ternir l'image du combat menée par le peuple sahraoui en l'associant calomnieusement à des organisations terroristes».

Pour le Front, les médias ont «abusivement» utilisé le nom «Al Sahraoui» pour «laisser entendre qu'il existe une relation directe entre le chef de l'organisation terroriste de l'Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS), Adnan Abou Walid et le peuple sahraoui». Le mouvement dirigé par Brahim Ghali a tenu à rappeler «ses efforts incessants en matière de lutte contre le terrorisme et le crime organisée transfrontalier dans la région», en assurant que «le dénommé Adnan Abou Walid est le produit direct d'un contexte d'occupation barbare». 

Né à Laâyoune en 1973, Adnan Abou Walid Al Sahraoui a pourtant bien rejoint le Polisario pour recevoir une formation militaire. Déçu par le manque d’avancement sur le dossier du Sahara occidental, il se serait tourné vers le commerce avec les communautés arabes maliennes et parallèlement radicalisé avant de participer à la fondation du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) en 2010 après la scission d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. Il devient «émir» et prend part à la guerre du Mali en provoquant plusieurs attentats terroristes et prises d’otages.

A rappeler que les Etats-Unis se sont félicités, vendredi, de la mort du chef du groupe terroriste EIGS. «En tant que chef de l'EI dans le Grand Sahara, Walid Al Sahraoui porte la responsabilité de la violence qui a coûté la vie à d'innombrables civils et militaires au Sahel, notamment l'attaque du 4 octobre 2017 contre une patrouille conjointe américano-nigérienne dans la région de Tongo Tongo, au Niger, qui a entraîné la mort de quatre soldats américains et de quatre soldats nigériens», a souligné Ned Price, porte-parole du département d'Etat américain, dans un communiqué.

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