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Tindouf : Un appel à un putsch militaire contre la direction du Polisario

L'absence de Brahim Ghali suite à son hospitalisation pour le Covid-19 et le flottement dans les camps de Tindouf comme en Algérie, des voix osent appeler à un renversement de la direction du Polisario.

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Camps de Tindouf / DR.
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Alors que l’absence de Brahim Ghali des camps de Tindouf entame son sixième mois, un ex-opposant à la direction du Polisario se prononce pour l’organisation d’un putsch militaire. L’appel, parvenu à notre rédaction, porte la signature de Mahmoud Zeidan, un ancien détenu pour ses opinions politiques. En 2019, il a passé plusieurs mois dans les prisons du Polisario sans procès, aux côtés de Moulay Abba Bouzeid et Fadel Breika, auteur d’une plainte visant le chef du mouvement séparatiste auprès de la justice espagnole, pour enlèvement et torture.

Zeidan, qui ne peut être taxé d’être à la solde du Maroc, diagnostique une «faillite de toutes les institutions». Il met surtout l’accent sur «l’absence totale de structures sécuritaire, civile et militaire. La police est à l’arrêt, les renseignements gelés, la cellule sécuritaire se réunit avec seulement le tiers de ses membres et la sécurité présidentielle est à Nouadhibou (en Mauritanie, ndlr)».

Et de relever que «les chefs des sept régions militaires se trouvent dans les camps alors que les communiqués affirment la poursuite des bombardements» des positions tenues par les Forces armées royales à l’ouest du mur de sécurité. «Est-il raisonnable que ces régions militaires soient gérées sans la présence des commandants sur le terrain ?», s’étonne-t-il. Une question qui apporte un sérieux démenti aux communiqués, dont le dernier diffusé samedi 4 septembre portant le n° 297, et qui annoncent quotidiennement des tirs contre les Forces armées royales marocaines (FAR). Une «guerre» que le monde entier ne veut pas reconnaître, à l’exception de l'Algérie qui continue de la relayer.

Les difficultés socio-économiques égalemment pointées

Zeidan pointe également «la mauvaise qualité des services» fournis par la société d’électricité algérienne aux Sahraouis de Tindouf. Malgré ses piètres prestations, la direction du Polisario somme les habitants de payer les factures salées, déplore-t-il. L’ancien détenu politique a révélé que le parrain algérien a informé le mouvement de Brahim Ghali que «dans le cadre de son programme de réduction des dépenses publiques, il prévoit de suspendre définitivement le budget consacré à la scolarisation des enfants sahraouis dans les internats des collèges».

Après avoir livré son constat, Mahmoud Zeidan «appelle les fidèles de cette révolution, parmi les enfants de l’institution militaire sahraouie (…) à intervenir pour mettre fin à l’anarchie. La balle est dans le camps de l’armée sahraouie qui possède tous les outils pour redonner la légitimité aux institutions», a-t-il conclu dans son message.

Article modifié le 05/09/2021 à 14h06

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