Menu

Finance Publié

Alerte rouge pour les finances publiques du Maroc : 9,2% de déficit prévu en 2012

Séisme dans le monde des indicateurs macro-économiques : selon les projections de la loi de Finances, le déficit public devrait s’élever à 9,2% du PIB en 2012, soit un nouveau record ! Face à la gravité de la situation, le Trésor Public marocain dispose de choix simples mais complexes : augmenter les recettes, diminuer les dépenses, et/ou intensifier les emprunts. Lequel ou lesquels choisir ? Analyse. 

Temps de lecture: 3'
Nouveau record: le déficit public du Maroc devrait atteindre 9,2% du PIB en 2012

Alerte rouge pour les finances publiques du royaume !  Selon les dernières estimations de la Loi de Finance, le déficit du Trésor Public devrait atteindre 9,2% du PIB fin 2012, un nouveau record en la matière.  La Loi prévoit en effet que le déficit des caisses de l’Etat dépasse les 75 milliards de Dirhams cette année, soit 25 milliards de plus que le niveau atteint en 2011, le précédent record. Pire encore, ces projections révèlent la véritable fuite en avant que connaissent les déficits des fonds publics depuis plusieurs années : en 4 ans, ces derniers se sont en effet multipliés par 4, passant de 2,2% du PIB en 2008 à 9,2% en 2012.

Face à l’inquiétude légitime que suscitent ces prévisions, l’Etat marocain, pris à la gorge, n’a plus le choix : la résorption du déficit est vitale pour éviter de «basculer dans une crise économique, financière et sociale grave» prévient le CMC. Pour ce faire, l'Etat dispose d'une méthode simple : soit il lui faut réduire ses dépenses, soit augmenter ses recettes, soit combiner les deux stratégies à la fois. Pour le moment, il semblerait que la stratégie privilégiée soit celle de l’augmentation des recettes, en témoigne la hausse des prix du carburant opérée dernièrement par le gouvernement. De fait, 5 milliards de DH d’économie sont attendus de cette mesure.

Cela dit, même si elle produit les effets escomptés, la hausse du prix des carburants devrait venir n’alléger que très partiellement la charge colossale qui pèse sur la compensation – qui,  pour rappel, s’élève à 75 milliards de Dirhams. Où l’Etat marocain compte-t-il donc trouver les 70 milliards restants ?

Dans l’augmentation des recettes ?

Difficile quand l’on sait que d’une année sur l’autre, ces dernières ont stagné à 79 milliards de DH. Même si le Trésor Public peut avancer l’élévation de la collecte des recettes fiscales – qui ont augmenté de 8,5% l’an passé – pour  combler son gouffre déficitaire,  il ne doit pas non plus perdre à l’esprit le fait qu’en contrepartie, les recettes non-fiscales ont pour leur part chuté de 49% sur la même année.  

Dans l’intensification des emprunts ?

Risquée car bien que l’intensification de la cadence des prélèvements sur les marchés domestique et extérieur soit nécessaire, le corollaire de cette mesure est de voir la dette de l’Etat gonfler de façon inversement proportionnelle à  la résorption du déficit public. Plus simplement, l’intervention du Trésor public sur les marchés domestiques et extérieurs, qui est à l’ordre du jour puisque il prévoit d’y prélever respectivement 59 milliards et 16,4 milliards de DH en 2012, se soldera nécessairement par l’augmentation de la dette souveraine du Maroc puisque qui dit emprunt, dit coût de l’emprunt (et de ses intérêts), et par conséquent, alourdissement de la dette de l’Etat.

Dans le contrôle des dépenses ?

A double-tranchant car comme toute politique de rigueur l’exige, cette mesure devrait se traduire par une réduction des dépenses de fonctionnement de l’Etat, notamment au regard du versement des subventions des produits de base et du paiement des salaires des fonctionnaires ; une stratégie qui, comme le cas de la Grèce ou de l’Angleterre l’attestent, s’accompagne rarement de manifestations d’enthousiasme populaire. A titre informatif, pour les seuls cinq premiers mois de l’année 2012, les subventions des produits de base ont coûté 21,3 milliards de dirhams à l’Etat marocain, en hausse de 61,4% par rapport à l’an passé, et les dépenses de personnel quelques 40 milliards de DH (+ 16,7% par rapport à 2011). A eux deux, ces postes ont pesé plus de 71% des dépenses ordinaires du Trésor depuis fin mai ; des dépenses dont le total a augmenté de 21,7% si on le compare à la même période l’an passé. Et comme si cela ne suffisait pas, les subventions et salaires des fonctionnaires ont aussi fortement réduit l’effort d’investissement puisque celui-ci a accusé une baisse de près de 19% fin mai, à 15,6 milliards de DH.

A la lumière de ces derniers chiffres, il semblerait donc que la rigueur soit le régime auquel le Maroc doive s’astreindre s’il veut combler ses déficits publics dans les années à venir. Cela dit, face à l’impopularité d’une telle politique, et aux conséquences houleuses qu’elle pourrait avoir, la rigueur devrait rester, pour l'instant, à la douceur des économies de bout de chandelles.  

que tes souhaits soient exaucéx
Auteur : sakki
Date : le 16 juin 2012 à 19h06
c'est malheureux en effet et je donne 1 exemple 1 seul 1) nous avons 2 mers (la méditerranée et l'occéan mais voilà tous les ans nous faisons (salate l'Istiss9ae ) on tourne les jéllaba on en implore Allah c'est vraiment nous sommes en retard
il faut creuser des immenses lacs à 5 km des plages et pomper l'eau désalé par les sables et irriguer sans faire la prière de l'ISTISS9AE
je vous assure que ça me rend mal quant je vois ISRAEL exporte des pomme de terres
je vous assure que ça me rend malade de voir Israel exporte les pastèques et les melon et les dates et l'huile ARGAN
bravo à ces gens bosseurs et qui aiment leur Patrie
bravo à ces gens tant méprisés et ils exportent dans le monde
L'économie va mal partout ailleurs ..
Auteur : Kenzadalil
Date : le 15 juin 2012 à 23h41
Il y a déficit dans tous les pays du monde, mis à part certains du Golfe par exemple .. le Maroc n'est donc pas un cas particulier !

@ GhostWar, le Maroc ne peut pas voler de ses propres ailes sans l'aide de l'Europe et des pays du Golfe.. Tu oublies que nous, nous n'avons ni pétrole ni gaz !!
impossible...
Auteur : baker67
Date : le 15 juin 2012 à 21h27
L'Europe est la locomotive du Maroc...
ils veulent faire comme le PS ces pjdistes
Auteur : sakki
Date : le 15 juin 2012 à 20h42
osez dire et donner tous les soins sans cotisation c'est mettre son pays dans les jupes des autres pays riches
osez dire on donneras la couverture sociale à tout le monde c'est amener son pays au suicide c'est comme ces PS qui donnent et qui donnent pour plaire et rendre tous les citoyens sous assistanat et ruiner le pays
Stop !!!
Auteur : GhostWar
Date : le 15 juin 2012 à 19h38
Il est temps que le Maroc se réveille vraiment stop ces année de croissance grâce a l’Europe maintenant nous devons voler de nos propre aile et pouvoir crée de la croissance partout où l'on peut pour amélioré les dépense publique,résorber le déficits . Il est temps que le gouvernement marocain prenne de véritable décision et non pas des broutilles nous devons montré au monde que nous sommes vraiment un pays émergent au même titre que la Chine ou l'Inde maintenant nous devons avoir un Maroc qui soit le phare de l'Afrique !!!!
Il faut que le Maroc renaisse de ses cendres pour redevenir le puissant royaumes que nous étions il y a des siècles !!!!!
Mais pour y arriver nous devons faire comme la Chine avoir un esprit de vengeance inouïs envers nos ancien colonisateur et travailler non pas pour le PIB mais pour rattraper la France et l'Espagne et ainsi s'émanciper de leur domination. Tous les marocains rêvent d'un Maroc puissant devenu phare du monde Arabe et de l'Afrique il est temps que cela se concrétise .
Il faut que les gouvernement va chercher la croissance la ou elle est non pas en Europe mais en Asie dans les pays du Golf et enfin en Amérique pour résorber ce déficit et augmenter nos exportation. Est pouvoir ainsi devenir la Corée du Sud du Maghreb.
Emission spécial MRE
2m Radio + Yabiladi.com