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Espionnage Pegasus : Le Maroc rejette et condamne des «allégations mensongères»

Publié
Un conseil du gouvernement sous la présidence de Saadeddine El Othmani. / MAP
Temps de lecture: 2'

Le gouvernement marocain a exprimé, ce lundi, son «grand étonnement» des révélations du projet Pegasus de Forbidden Stories et Amnesty International. Dans un communiqué, le gouvernement affirme qu'il rejette et condamne catégoriquement ces «allégations mensongères dénuées de tout fondement, à l'instar de précédentes allégations semblables d'Amnesty international à ce sujet».

«Le Maroc est un Etat de droit, qui garantit le caractère secret des communications personnelles par la force de la Constitution et en vertu des engagements conventionnels du Royaume et des lois et mécanismes judiciaires et non judiciaires garantissant la protection des données à caractère personnel et la cybersécurité à l'ensemble des citoyens et des résidents étrangers au Maroc», rappelle le communiqué.

Celui-ci ajoute qu’il «n'est nullement autorisé, par la force de la Constitution, d'accéder ou de publier, totalement ou partiellement, le contenu des communications personnelles ou de les utiliser contre quiconque sauf sur ordre émis par le pouvoir judiciaire indépendant et conformément aux conditions et modalités prévues par la loi». «Les appareils chargés de l'application de la loi sont tenus de respecter ses dispositions et ne peuvent agir en dehors de son cadre», précise-t-on encore.

«Le gouvernement du Royaume du Maroc n’a jamais acquis de logiciels informatiques pour infiltrer des appareils de communication, de même que les autorités marocaines n’ont jamais eu recours à ce genre d’actes. Le collectif médiatique, dans l’ensemble des articles de presse qu'il a diffusés, est incapable jusqu'à présent de fournir des preuves pour appuyer ses allégations.»

Gouvernement du Maroc

Selon le communiqué, les autorités marocaines «défient le collectif précité, tout comme elles l'avaient fait avec Amnesty international, de fournir des preuves réalistes et scientifiques qui peuvent faire l’objet d’une expertise et d’une contre-expertise professionnelles, impartiales et indépendantes sur la véracité de ces allégations».

«Le gouvernement du Royaume du Maroc se réserve le droit de prendre les mesures qu'il juge appropriées face aux allégations mensongères véhiculées par le collectif précité et qui visent à porter atteinte à l’image du pays, à ses acquis dans le domaine des libertés et droits fondamentaux, à son statut et à ses intérêts suprêmes», conclut le communiqué.

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