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Espagne : Vox et PP pointent la «faiblesse» du gouvernement face à l’ «expansionnisme» du Maroc

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Ce mercredi, le Maroc était au menu de la séance de contrôle du gouvernement espagnol à la Chambre basse. Le Parti populaire a pointé la «faiblesse» du gouvernement de coalition de gauche face «à la politique expansionniste» et de «faits accomplis» du Royaume chérifien. Dans le même sillage, le porte-parole de Vox a cité les arrivées massives de migrants irréguliers durant les derniers mois aux Iles Canaries et l’ «invasion» de Ceuta, rapporte Europa Press.

«C'est une offensive contre une Espagne qu'ils perçoivent comme faible car nous souffrons d'une énorme faiblesse interne», a déploré le député de Vox. «Il n’a pas échappé au Maroc la frivolité d'un gouvernement qui a rendu la gouvernance dépendante de partis qui visent à y mettre fin», a-t-il ajouté en allusion au soutien apporté par des partis séparatistes, en Catalogne et au Pays basque, à l’exécutif de Pedro Sanchez. «Dans ce contexte, avec quelle force l'Espagne va-t-elle répondre maintenant aux attaques contre son intégrité territoriale», s'est-il interrogé ?

Dans son réquisitoire, le porte-parole de Vox et sa collègue du PP ont surfé sur l’échec de la réunion Sanchez-Biden, en marge du sommet de l’OTAN du 14 juin à Bruxelles, pour constater que l’Espagne «a un rôle peu important» sur la scène internationale. Ce que le Maroc a saisi, selon eux.

Dans sa réponse, la ministre des Affaires étrangères a assuré que son gouvernement défend la sécurité de l'Espagne et de ses frontières «sans hyperbole ni histrionique». Arancha Gonzalez a condamné les «contes de terreur» propagés par Vox. «Nous ne faisons pas face à des invasions migratoires, nous ne succombons pas à des menaces insurmontables, nous n'encourageons pas la contrebande, nous ne perdons pas des batailles et ne renonçons pas à la souveraineté», a-t-elle martelé.

La cheffe de la diplomatie a réitéré que son gouvernement «n’a pas souhaité et ne veut pas alimenter» la crise avec le Maroc. Elle s’est félicitée, par ailleurs, du soutien de l’Union européenne à son pays, rappelant que les Vingt-sept considèrent Ceuta et Melilla comme étant des «frontières européennes».

La séance de ce mercredi à la Chambre basse a montré une certaine radicalisation du discours du Parti populaire envers le Maroc. «Le partenaire stratégique», chanté depuis des semaines par les ténors du PP, est devenu un pays avec une «politique expansionniste». Un changement dicté par des considérations électoralistes. Le PP ne souhaite pas laissé le terrain de la «défense de la souveraineté de l’Espagne» à la formation d’extrême droite.

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