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La Russie écarte toute reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara

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Après Washington, la campagne médiatique sur la marocanité du Sahara a traversé, en seulement quelques heures, le Détroit de Béring pour jeter l’ancre à Moscou. Ce jeudi 10 juin, la question été soulevée lors du point de presse de la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères. «Peut-on s'attendre à une décision similaire (des Etats-Unis) portant  reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental de la part de la Russie», a demandé un journaliste ?

«Nous avons déjà commenté cette décision de l'administration américaine. Nous parlons de la déclaration du ministère russe des Affaires étrangères en date du 12 décembre 2020. Nous avons considéré la décision de l'administration américaine comme portant atteinte au cadre juridique international généralement reconnu pour le règlement du dossier du Sahara occidental, qui prévoit la détermination du statut final de ce territoire par le biais d’un référendum sous les auspices de l'ONU. Je ne peux que réaffirmer cette approche. C'est pertinent.»

Et la porte-parole d’ajouter que «la position officielle» de son pays «sur ce problème de longue date, reste inchangée (…) Nous pensons également que la reprise des négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario avec la médiation de l'ONU contribuerait à débloquer le processus de paix. Par ailleurs, il faut enfin nommer un nouvel envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental. Il est nécessaire de compléter ce processus en nommant un spécialiste à ce poste».

Mercredi soir, c’est le porte-parole du Département d’Etat qui a été sollicité par des médias pour répondre à des questions relatives à la reconnaissance par l’administration Trump de la souveraineté marocaine sur le Sahara.

Les mois prochains seront décisifs pour le Maroc, d’autant qu’en octobre le Conseil de sécurité devra adopter une nouvelle résolution devant prolonger le mandat de la MINURSO pour des mois supplémentaires. Une période durant laquelle plusieurs acteurs internationaux pourraient sortir de la «zone grise».

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