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Sahara : «Sanchez n’a pas compris qu’après la reconnaissance US, le contexte géopolitique a changé»

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José Margallo, député européen et ancien ministre des Affaires étrangères espagnol / DR
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Le député européen du Parti Populaire, José Margallo, a analysé la crise diplomatique avec le Maroc, dans une longue interview accordée au média Atalayar. L’ex-chef de la diplomatie espagnol (2011-2016) reproche au gouvernement de coalition de gauche, présidé par Pedro Sanchez, de «n’avoir pas lu le contexte international. Après la déclaration de Trump (reconnaissant la marocanité du Sahara, ndlr), il était évident que les Marocains allaient faire pression sur tous les États européens», a-t-il expliqué.

Margallo estime que «l’Espagne doit examiner sa position à l’égard du Sahara à l’aune du contexte géopolitique naissant après la déclaration des Etats-Unis et les mouvements prévisibles de pays européens». Et d’ajouter avec pragmatisme que «lorsque les circonstances changent, je change d'avis. Nous devons nous adapter au nouveau contexte. C'est un problème auquel il faut commencer à réfléchir et qu'il faut résoudre».

«Il y a 40 pays qui envisagent la possibilité d'établir des consulats au Sahara, beaucoup d'entre eux africains et arabes (…) Sanchez n'a pas comprisquele contexte géopolitique a changé et que, dès lors, le Maroc allait faire pression. C'est pourquoi il y a eu un conflit avec l'Allemagne pour que l'Union européenne suive les traces des États-Unis.»

José Margallo

Par ailleurs, José Margallo s’est dit convaincu que le président Joe Biden n’annulera pas la reconnaissance de son prédécesseur relative à la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara : «Aux Etats-Unis, la politique étrangère est une politique de continuité.» Les Américains, souligne-il, «ne veulent pas avoir un nouvel Etat sur l'Atlantique, dont la viabilité est plus que discutable».

Quant à l’origine de la crise, l’ancien ministre des Affaires étrangères déplore que le gouvernement espagnol n’ait pas mesuré les conséquences de l’accueil de Brahim Ghali. «Il aurait été facile d’expliquer à l’Algérie que nous ne pouvons pas amener Ghali parce qu'il pourrait être poursuivi par la justice. L'Algérie l'aurait compris parfaitement».

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