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Maroc : Une enseignante à Tamesna accuse un policier de harcèlement et d’intimidation

Publié
Photo d'illustration / DR.
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Une enseignante travaillant dans la ville de Tamesna a dit avoir été victime d’une agression, le 14 avril, pendant qu’elle faisait des courses. Nommée Houda Jbiri, elle a récemment fait part de son récit, relayé sur une page d’informations relatives aux enseignants contractuels. Portant un masque de protection contre le Covid-19 ce jour-là, elle raconte l’avoir baissé un moment pour reprendre l’air, surtout qu’elle souffre de problèmes respiratoires. C’est alors qu’un policier la somme de porter son masque correctement. La professeure dit s’être exécutée, bien que «le marché était plein des personnes qui ne le portaient pas du tout».

En partant, elle raconte avoir retrouvé le policier qui l’«attendait sur sa moto avec un sourire», lui disant vouloir lui parler. Face à son refus, Houda s’est vue tenue de payer une amende pour non-port de masque. Le policier aurait fait appel aux renforts pour embarquer l’enseignante, qui attendait la venue d’une amie pour lui ramener l’argent nécessaire. Refusant aussi de monter à bord du véhicule de police, l’enseignante raconte avoir été poussée par terre par l’agent, qui l’aurait frappée et provoquant des hémorragies et des vomissements. La concernée aurait ensuite été jetée dans la voiture.

«Dans le poste de police, j’ai expliqué la situation mais ils voulaient couvrir leur collègue et m’ont demandé de partir sans payer d’amende», a écrit la femme, qui a insisté pour porter plainte contre l’intéressé. Essuyant un nouveau refus, l’enseignante raconte être «laissée seule à vomir», tandis que les agents sont partis prendre le repas du ftour.

«Sous la menace et l’intimidation», elle indique ensuite avoir été «forcée à signer un procès-verbal qui ne contient pas du tout les faits réels». Refusant une nouvelle fois, elle aurait été menacée de passer la nuit au cachot. «Après 8 heures d’intimidations et de saignements continus de 17h à 1h, j’ai enfin pu sortir, abattue mentalement et physiquement», a encore écrit l’enseignante.

Mais ses péripéties ne se sont pas arrêtées à son retour chez elle. Lorsque le dossier a été soumis au procureur du roi, ce dernier n’aurait écouté ni Houda ni son avocat.

Sur les réseaux sociaux, les réactions se sont multipliées, d’autant que l’enseignante a publié un certificat médical prouvant son incapacité pour 30 jours. Des militants des droits humains ont appelé à une enquête sur les circonstances de l’incident et prendre des mesures envers les responsables des faits.

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