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Le Maroc avance à reculons dans l'indice de transition énergétique pour 2021

Le Maroc a reculé dans le classement de l'indice de transition énergétique pour l’année 2021, publié cette semaine par le Forum économique mondial (WEF). Le royaume perd ainsi 15 places par rapport à l'année dernière et se classe au 66ème rang sur 115 pays.

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Photo d'illustration. / DR
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Le Forum économique mondial (WEF) a publié, cette semaine, son indice de transition énergétique pour l’année 2021. Le Maroc y est classé à la 66e place mondiale parmi 115 pays inclus dans ce classement. Le Maroc perd ainsi 15 places par rapport à l’édition précédente, où il était classé au 51ème rang.

L'indice mesure le niveau actuel de performance du système énergétique dans 115 pays à travers le monde, et la volonté de l'environnement global de ces pays de passer à un futur système énergétique sûr, durable, abordable et complet. Le royaume a réalisé 57% dans le domaine de la transition énergétique. Concernant les sous-indicateurs, il obtient 64,9% en termes de performance du système énergétique et 48,7% dans l'indice de préparation à une transition énergétique sûre et durable.

Au niveau de la région MENA, le Maroc est détrôné par le Qatar, classé au premier rang régional (53e au niveau mondial) ainsi que les Émirats arabes unis (64e au niveau mondial). Le royaume devance toutefois la Jordanie, qui arrive à la quatrième place (72ème rang mondial) et le Sultanat d’Oman (74e).

Quatrième en Afrique et 1er au Maghreb

Pour le Maghreb, le Maroc demeure toujours en tête du peloton devant l'Algérie (79ème rang mondial) et la Tunisie (88e). La Mauritanie et la Libye ne figurent toujours pas dans ce classement.  Quant au continent africain, le royaume se place à la quatrième place, derrière le Ghana (56e), la Namibie (59e) et le Kenya (61e).

Au niveau mondial, la Suède figure toujours à la tête du podium, suivie de la Norvège, le Danemark, la Suisse et l'Australie. Les dernières places du classement sont occupées respectivement par le Venezuela, le Liban, la Mongolie, Haïti et le Zimbabwe.

Le rapport de cette année du WEF a souligné la nécessité «d'accélérer les progrès vers la transition et de réduire de moitié les émissions d'ici 2030 pour rester sur la bonne voie et atteindre l'objectif de l'Accord de Paris».

Le rapport a identifié trois éléments nécessaires pour accroître la résilience de la transition énergétique : assurer une «transition équitable pour tous», élargir la portée des sources d'énergie renouvelables et doubler les investissements des secteurs public et privé dans les énergies propres. Ses rédacteurs ont précisé que les investissements dans les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique doivent augmenter jusqu'à six fois par an d'ici 2050, par rapport aux niveaux de 2015, afin de réduire le réchauffement de 1,5 ° C. Le rapport déplore qu'il existe encore d'importants déficits de financement, en particulier dans les marchés émergents.

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