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Affaire Saïd Nachid : Sa révocation est «purement administrative», assure le ministère

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L’enseignant Saïd Nachid. / DR
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Le ministère de l'Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique a réagi, mercredi soir, à l’affaire de l’enseignant Saïd Nachid. Dans une mise au point, le département a assuré que la révocation de l’enseignant de la direction provinciale de Settat est «une décision purement administrative encadrée par les lois en vigueur, qui s'appliquent à tous les fonctionnaires du secteur public».

Le ministère a réfuté ce qui a été publié, et selon lequel «la décision de sa révocation a été prise à titre de représailles à cause de ses écrits». Le département précise ainsi que l’enseignant avait été traduit devant le conseil disciplinaire régional le 12/11/2020, en raison de «son manquement à son devoir professionnel, de son absence injustifiée du travail, de son abus des certificats médicaux, du fait de quitter le territoire national sans autorisation, de son insubordination vis-à-vis de ses supérieurs hiérarchiques et de sa violation des règles de la correspondance administrative».

La mise au point revient sur la situation de l'enseignant, affirmant qu'il avait présenté un certificat médical de 30 jours, à partir du 12/09/2019, a fait l’objet d’un ordre de reprise du travail, refusé d’accomplir la contre-visite et a fait l’objet d’une enquête d'une commission provinciale. Celle-ci a constaté que l’intéressé «bénéficiait d’une permission d’absence pour raison médicale d’une durée de trois mois à partir du 21/10/2019». «De même, le directeur de l’établissement a déclaré à la commission que l’intéressé refuse d’accomplir son devoir professionnel, ne dispose pas des documents pédagogiques nécessaires, passe ses horaires de travail au local de la direction pédagogique au lieu de rejoindre sa classe, pour motif d’incapacité physique», ajoute-t-on.

De plus, il aurait «publié sur les réseaux sociaux des photos et des postes dans lesquels il déclare sa participation à l’encadrement d’activités et de séminaires dans divers lieux, alors qu’il bénéficiait d’une permission médicale», hormis le fait d’avoir quitté le Maroc à deux reprises pendant la période du certificat.

Le conseil de discipline a proposé, en guise de sanction, une privation de salaire pour une période de trois mois à l'encontre de l'enseignant. Le ministère de l’éducation nationale a proposé, quant à lui, la révocation sans mettre fin au droit à la retraite, laquelle proposition a été approuvée par le chef du gouvernement, conformément à l’article 71 du statut général de la fonction publique, conclut-on.

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