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Le Conseil de sécurité rejette l’adoption d’une déclaration US sur le Sahara

Le Polisario n’a pas tardé à exprimer sa colère au sujet des conclusions de la réunion du 21 avril du Conseil de sécurité. Une séance marquée par le rejet d’une initiative des Etats-Unis.

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Ce mercredi 21 avril, le Conseil de sécurité a tenu une réunion par visioconférence consacrée à l'examen de la question du Sahara occidental. A cette occasion, le sous-secrétaire général de l’ONU par intérim pour l'Afrique, Michael Kingsley-Nyinah, et le représentant spécial et chef de la MINURSO, Colin Stewart, ont informé les Quinze sur la situation qui prévaut sur le terrain.

La séance d'aujourd'hui a été marquée par la présentation d’une proposition des Etats-Unis, appelant les parties à adopter une attitude «constructive» sur le terrain avec la mission de paix de l'ONU, «éviter l’escalade» et accélérer les démarches pour nommer un nouvel émissaire onusien «afin de relancer dès que possible un processus politique bloqué», révèle l’AFP. Washington a déjà exhorté le secrétaire général de l'ONU à nommer un successeur à Horst Köhler.

L’initiative a été rejeté par l’Inde, la Chine, le Kenya, la Tunisie et le Niger au motif qu’elle «pourrait être mal interprétée et devenir contreproductive», ajoute la même source. Fidèle à son habitude, le Kenya a plaidé pour un rôle de l’Union africaine dans le règlement du conflit. Malgré ses divergences, les Quinze étaient unanimes à solliciter la désignation d’un nouvel émissaire de l’ONU.

Le Polisario très remonté

Dans l’ensemble, l’épilogue de la réunion de ce mercredi ne diffère pas de la rencontre du 21 décembre organisée sur demande de l’Allemagne, suscitant ainsi l’ire du Polisario. En témoigne la teneur du communiqué publié par le représentant du Polisario à New York. «Il est regrettable que le Conseil de sécurité ait raté une autre occasion de remettre les pendules à l'heure en tenant l'État occupant marocain pleinement responsable des graves conséquences de sa violation documentée du cessez-le-feu de 1991 et de l'Accord militaire n°1 par l’opération menée le 13 novembre 2020, ainsi que son nouvel acte d'agression contre le territoire sahraoui libéré», déplore-t-il. Il se réfère ainsi à la libération par les Forces armées royales (FAR) du passage d’El Guerguerate après plusieurs semaines de blocage et à la frappe de l’armée marocaine à l’Est du mur de sécurité du 7 avril ayant causé la mort de deux hauts officiers du Polisario.  

Le texte ne déroge pas aux précédents, pointant une fois de plus la «passivité» de la MINURSO face aux «violations commises» par le Maroc au Sahara. Très remonté contre ce qu’il qualifie d’ «inaction» du Conseil de sécurité, le Polisario estime que cette attitude  «mine non seulement les perspectives de relancer le processus de paix, mais laisse également la porte ouverte à l'escalade de la guerre en cours».

La réunion de ce mercredi a été précédée par une série d’entretiens entre le ministre des Affaires étrangères et certains chefs de diplomatie de pays membres du Conseil de sécurité, tels la France, l’Irlande et le Vietnam. L’ambassadeur du royaume à Moscou a été également invité à prendre contact avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères.   

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