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Nominations de walis : Des membres du PJD dénoncent le laxisme de Benkirane

Il semble qu’après quatre mois de gouvernement, le PJD commence à donner des signes d’essoufflements. La cohésion entre ses composantes, autrefois véritables force des islamistes, n’est plus la même. Certaines décisions du gouvernement dirigé par Abdelilah Benkirane ne recueillent pas l’unanimité auprès de membres influents de la direction de la formation islamiste, causant de petites frondes, la dernière en date est celle résultante de la dernière vague de nomination des walis et gouverneurs.

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Après la crise interne, non encore résolue, du cahier des charges de l’audiovisuel, voilà que Benkirane est confronté à une autre qui se rapporte aux nominations des walis et gouverneurs. Des militants au sein du PJD, dont des députés et des membres du secrétariat général, se sont prononcés ouvertement contre la confiance renouvelée en de hauts représentants de l’Administration territoriale qu’ils estiment «inadéquats à la nouvelle phase que vit le Maroc, après l'adoption de la nouvelle constitution» et surtout «ayant trempé dans des affaires de prévarication».

Benkirane a une confiance totale en Laenser

Le chef du gouvernement, lors son passage, 14 mai, à la première Chambre, a justifié son «silence» par la confiance qu’il a en son ministre de l’Intérieur, Mohand Laenser «Il connaît mieux que moi ce dossier. C’est mon ministre. J’ai une totale confiance en lui. Je me suis opposé à la nomination d’un seul gouverneur, le roi m’a, d’ailleurs, donné raison», a-t-il lancé aux députés. Le chef de l’exécutif faisait allusion à Mohamed Dades, ancien gouverneur de Mohammedia et de la préfecture de Aïn Sebaâ à Casablanca, connu pour ses positions hostiles au PJD.

Réunion crucial du SG du PJD, le 28 mai

«Ce sujet devrait être au menu de la réunion du secrétariat général du PJD, prévu le 28 mai, au même titre que les cahiers de charges et les situations préoccupantes des droits de l’Homme au Maroc, marquée par la multiplication des interventions brutales contre les manifestations même celle organisées par des imams», nous confie une source au PJD.

Le chef du gouvernement pour se justifier devant ses «frères» aurait confié à ces proches qu’il «n’est pas responsables des walis et gouverneurs qui ont de mauvais antécédents», indique la même source.

Cette vague de nomination de walis et gouverneurs, la première du genre sous l’équipe Benkirane, était très attendue par les PJDistes, ils nourrissaient l’espoir qu’elle porte l’empreinte de leur supérieur hiérarchique ou du moins qu’un d’eux soit dans la liste. Le cru du 11 mai 2011, selon eux, n’était pas satisfaisant.

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